Jeveux ĂȘtre policier de maintien de l'ordre comment dois je faire s'il vous plaĂźt ? Je veux ĂȘtre policier de maintien de l'ordre comment dois je faire s'il vous plaĂźt ? Se connecter; Postuler ; Menu; Poser une question. À propos de: ProblĂšmes de candidature, Stage, Equilibre travail/vie privĂ©e, Ambassadeurs . Nos policiers vous rĂ©pondent . L'investigation
La gendarmerie nationale a annoncĂ© que plus du tiers de son parc de vĂ©hicules de maintien de l’ordre va ĂȘtre renouvelĂ© en 2022. 40 escadrons de Gendarmerie mobile sur un total de 109 unitĂ©s en France, va bĂ©nĂ©ficier de nouveaux vĂ©hicules. Comme le relate Flottes Automobiles, dĂšs 2022, chaque escadron recevra trois vĂ©hicules de mobilitĂ© Ă©quipe VME et six vĂ©hicules de mobilitĂ© groupe VMG. Ces 140 VME et 240 VMG plus confortables et mieux Ă©quipĂ©s » remplaceront les actuels Irisbus ĂągĂ©s en moyenne de 16 ans. Comme l’a expliquĂ© le magazine de la Gendarmerie Nationale, GendInfo, les VME plate-forme IVECO Daily d’une PTAC de 5,5 T, transformĂ©e par Gruau Ă©quiperont les pelotons d’intervention, Ă  raison de trois par peloton. Chaque vĂ©hicule permettra de transporter et de projeter six militaires et leur Ă©quipement complet. CommandĂ©s avant la fin de l’annĂ©e 2021, les VME devraient ĂȘtre livrĂ©s au cours du 3e trimestre 2022. La doctrine d’emploi au Maintien de l’ordre a Ă©voluĂ© afin de s’adapter aux nouvelles formes de contestation. Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur a Ă©galement commandĂ© 90 vĂ©hicules blindĂ©s de maintien de l’ordre VBMO Ă  Soframe, filiale du groupe alsacien Lohr, pour un investissement de plus de 57 millions d’euros. VĂ©hicule blindĂ© Soframe de maintien de l’ordre © MinistĂšre de l’IntĂ©rieur
ModĂšle51 Gie destinĂ© Ă  la gendarmerie dĂ©partementale pour le maintien de l’ordre. CaractĂ©ristiques : modification des casques homonymes de l’ArmĂ©e de terre, coiffe assurĂ©e par sous-casque de couleur bleu marine et enfin jugulaire en toile bleue . De couleur bleu marine foncĂ© brillant, utilisĂ© durant les annĂ©es 60 Ă  80.
Domaines IntĂ©rieurDate de signature 17/09/2020 Date de mise en ligne 28/09/2020 MinistĂšres dĂ©posants INT - IntĂ©rieurRÉSUMÉSchĂ©ma national du maintien de l'ordreNOMBRE D'ANNEXES0 annexesNOR INTK2023917JAUTEURM. le ministre de l'intĂ©rieurDESTINATAIRESMonsieur le prĂ©fet de police ; Mesdames et Messieurs les prĂ©fets de dĂ©partement ; Monsieur le prĂ©fet de police des Bouches-du-RhĂŽne ; Monsieur le prĂ©fet, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l'intĂ©rieur ; Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale ; Monsieur le gĂ©nĂ©ral d'armĂ©e, directeur gĂ©nĂ©ral de la gendarmerie nationaleSIGNATAIREM. GĂ©rald DARMANINCATÉGORIEMise en Ɠuvre des rĂ©formes et des politiques publiques comportant des objectifs ou un calendrier d’exĂ©cutionTYPEInstruction aux service dĂ©concentrĂ©s ouiInstruction du Gouvernement ouiMOTS CLEFSSĂ©curitĂ©Retourner en haut de la page
Ordrepublic : sécuriser et maintenir l'ordre. L'organisation militaire de la gendarmerie nationale repose sur un commandement intégré, de l'unité élémentaire (GM et GD) à la direction générale (DGGN), lui permettant d'adopter une posture opérationnelle permanente, gage de réactivité et d'une forte capacité de mobilisation.
Cet article ne sera pas définitivement créé car je le complÚterai au fur et à mesure que j'aurais d'autres images. Je vais donc vous mettre ici quelques photos des différents véhicules de la Police Nationale, seulement ceux que l'on voit le plus souvent. Voici les véhicules avec l'ancienne sérigraphie Le Renault Scénic Le Peugeot Boxer Le Peugeot Expert La Citroën Xara La Peugeot 307 La Peugeot 307 SW ancienne version La Peugeot 306 La Peugeot 306 Break Par la suite, il y a d'autres véhicules que l'on voit surtout dans les grandes villes ou agglomérations comme peugeot 806 et 807 exemple Paris ou Marseille, ou encore les engins spécialisés comme la dépanneuse ICI, ou celui-là. Voici les véhicules avec la nouvelle sérigraphie CLIQUEZ SUR LE NOM DU VEHICULE POUR VOIR L'IMAGE. La Peugeot 307 Berline et la 307 SW ===> Le Renault Traffic ===> Car Nouvelle Sérigraphie ===> Citroen C8 ===> Renault Kangoo ===> Peugeot 308 ===> Ford Transit JE VOUS RECOMMANDE DONC CE SITE CAR FRANCHEMENT IL Y A DE TRES BELLES PHOTOS ET ELLES VALENT LE COUP D'ETRE VUES.
Casquede maintien de l'ordre police Nationale . 31 € 0 02d DĂ©tails. Senozan, FR Occasion BOUTON POLICE MUNICIPALE VILLE DE PARIS - 3° REPUBLIQUE - 22 mm - Fbt T.W.& W. 5€ 1 DĂ©tails. Toulon-, FR Unspecified Casque Police Crs Guerre Algerie Mai 68 / Original / Rare. 55€ 2 DĂ©tails. EnchĂšres. OFFRES. Toulouse-, FR Occasion Police belge : ObsolĂšte: Blouson
Dans une vidĂ©o qui a notamment circulĂ© sur TikTok, des CRS retirent leur casque sous les applaudissements de manifestants lors d’un rassemblement anti-passe sanitaire Ă  Nice, le 31 juillet. Beaucoup ont prĂ©sentĂ© ce geste comme un signe de ralliement aux manifestants, mais les policiers ont en rĂ©alitĂ© simplement agi sur ordre de leur hiĂ©rarchie, alors que la manifestation touchait Ă  sa fin. Un CRS dĂ©taille Ă  la rĂ©daction des Observateurs la procĂ©dure dans ce type de cas. Sur cette vidĂ©o vue plus de 2,5 millions de fois sur TikTok, des CRS retirent leur casque, sous les applaudissements d’une dizaine de manifestants postĂ©s prĂšs de barriĂšres en mĂ©tal dont deux femmes Ă  genoux, les mains derriĂšre la tĂȘte. Le tout avec une musique dramatique, rendant inaudible la scĂšne, et un filtre rose. “Nice, le 31 juillet on n’a pas lĂąchĂ© ils les ont enlevĂ©s”, indique le texte sur la vidĂ©o, qui porte Ă©galement le hashtag “la police avec nous”. L’extrait a Ă©galement circulĂ© sur Twitter dans une vidĂ©o de plusieurs sĂ©quences montrant les secondes prĂ©cĂ©dant le moment oĂč les CRS enlĂšvent leur casque. La situation semble alors tendue la manifestante qui filme interpelle les CRS qui ne rĂ©agissent pas et leur demande, rejoints par d’autres manifestants, “enlevez vos casques”. Selon cette publication, “ils [les CRS, NDLR] n'ont pas reçu l'ordre de le faire, ils l'ont fait Ă  la demande des manifestants!” conclut l’auteur du tweet partagĂ© plus de 1 800 fois. Que montre cette vidĂ©o ?La scĂšne se dĂ©roule bien le 31 juillet, en fin de manifestation contre le passe sanitaire qui a rassemblĂ© prĂšs de 6 500 personnes Ă  Nice, comme l’a confirmĂ© aux Observateurs de France 24 la prĂ©fecture d’Alpes-Maritimes. Plus prĂ©cisĂ©ment, sur le cĂŽtĂ© droit de la façade de l’hĂŽtel de ville, qu’on peut retrouver ici sur Google Street View. Mais les CRS en poste n’ont pas montrĂ© le signe de solidaritĂ© que certains croient identifier dans la vidĂ©o. La prĂ©fecture des Alpes-Maritimes explique qu’ils l’ont fait Ă  la suite d’un ordre de leur hiĂ©rarchie, en fin de manifestation “La scĂšne en question a Ă©tĂ© filmĂ©e aprĂšs que la majoritĂ© des manifestants aient repris leur dĂ©ambulation et que la situation sur place ait Ă©tĂ© a alors Ă©tĂ© donnĂ© par la hiĂ©rarchie de retirer les casques et Ă©quipements individuels de maintien de l'ordre, qui n'Ă©taient plus nĂ©cessaires pour poursuivre leur mission de sĂ©curisation.”“Si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre”Une version Ă©galement appuyĂ©e par Johann Cavallero, dĂ©lĂ©guĂ© national CRS du syndicat Alliance, qui explique qu’un tel geste ne peut se faire que sur ordre, sous peine de sanction administrative “C’est comme ça dans toutes les manifestations si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre. Cela peut venir soit de l’autoritĂ© civile, soit du commandant d’unitĂ©, qui prennent la dĂ©cision en Ă©valuant la situation ici, c’était par exemple la fin de la manifestation, il est donc logique qu’il y ait un ordre de retrait de casque.”La vidĂ©o TikTok donnait en fait dĂ©jĂ  une indication Ă  la 10e seconde, on voit une femme en tenue de policier avec une Ă©charpe tricolore. Un accessoire rĂ©servĂ© Ă  certains Ă©lus
 et aux commissaires de police. “Quand un commissaire porte l’écharpe tricolore, c’est qu’il est habilitĂ© Ă  faire des sommations, en tant que reprĂ©sentant du prĂ©fet et donc de l’autoritĂ© civile”, dĂ©taille Johann cette vidĂ©o, les CRS enlĂšvent donc leurs casques en prĂ©sence d’un membre de leur hiĂ©rarchie capable de donner un tel ordre. Juste avant que les CRS ne s’exĂ©cutent, on distingue Ă©galement une voix fĂ©minine dire “enlevez vos casques”. Impossible de l’affirmer avec certitude, mais cette voix pourrait trĂšs probablement ĂȘtre celle de la commissaire qui a pu donc ĂȘtre confondue avec la voix d’une manifestante. Ce n’est pas la premiĂšre fois que des publications sur les rĂ©seaux sociaux prĂ©tendent que les manifestants en France sont soutenus par les forces de l'ordre, images Ă  l’appui. Fin juillet, une vidĂ©o circulant principalement en anglais prĂ©tendait montrer des policiers ayant rejoint les manifestants Ă  Paris, alors qu’ils encadraient simplement les vous souhaitez nous demander de vĂ©rifier une photo ou une vidĂ©o, n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter via le compte Twitter InfoIntoxF24.
Lacharge budgĂ©taire de l'État devrait donc ĂȘtre de l'ordre de 141 millions d'euros. en ce qui concerne l'ajout en commission Ă  l'AssemblĂ©e nationale de la disposition relative Ă  la suppression des frais de rĂ©siliation de la deuxiĂšme annĂ©e d'un contrat avec engagement, le rapporteur souligne que cette mesure est susceptible de modifier les stratĂ©gies de
Guillaume Biet, Ă©ditĂ© par Pauline Rouquette 06h41, le 08 janvier 2021, modifiĂ© Ă  09h24, le 08 janvier 2021 INFO EUROPE 1La police s’apprĂȘte Ă  crĂ©er une unitĂ© d’élite nationale pour rĂ©tablir l’ordre en cas de violences urbaines, selon les informations d'Europe 1. Cette "Force d’Appui Rapide" FAR composĂ©e de 200 CRS spĂ©cialement formĂ©s et Ă©quipĂ©s pourrait ĂȘtre dĂ©ployĂ©e Ă  toute heure en cas de troubles graves et n’importe oĂč en France, comme l’an dernier Ă  Dijon, par CRS, en alerte 7/7 et 24/24L’idĂ©e de la direction est d’en faire une unitĂ© spĂ©ciale qui pourrait intervenir partout en urgence pour rĂ©tablir l’ordre, comme le RAID pour les forcenĂ©s et terroristes, ou comme le font, Ă  l’échelon dĂ©partemental, les compagnies d’intervention de la sĂ©curitĂ© publique CDI. Pour cela, l’actuelle compagnie de CRS numĂ©ro 8, basĂ©e Ă  BiĂšvres, en rĂ©gion parisienne, va ĂȘtre complĂštement transformĂ©e. Au total, la Force d’appui rapide comptera 200 CRS, divisĂ©s en deux groupes. Chacun sera en alerte pendant sept jours d’affilĂ©s, 24/24h, et prĂȘt Ă  partir en 15 nos informations, cette force sera dotĂ©e de moyens spĂ©ciaux un nouvel uniforme anti-feu, un casque plus lĂ©ger, pas de grands fourgons, mais des 4x4 rapides pouvant franchir des barricades. Ces futurs "super-CRS" toucheraient aussi une prime spĂ©cifique diffĂ©rente du systĂšme actuel. En effet, ils ne feraient que des missions courtes de deux ou trois jours maximum, laissant ensuite place Ă  d'autres renforts. La mise en place est envisagĂ©e d’ici Ă  l’étĂ© chez certaines sources policiĂšresLes actuels policiers de la compagnie de CRS 8 doivent se prononcer avant la fin janvier pour dire s’ils postulent dans cette nouvelle future unitĂ©, ou s’ils demandent leur mutation vers une autre compagnie de CRS. Les volontaires pour la FAR devront alors passer une sĂ©rie de tests pour mesurer leurs aptitudes. Dans un second temps, des unitĂ©s identiques pourraient ĂȘtre installĂ©es dans chacune des grandes directions zonales de la police sur le par Europe 1, plusieurs sources policiĂšres semblent dubitatives sur cette "Force d’Appui Rapide". En effet, certaines se demandent si ces troupes n’arriveront pas aprĂšs la bataille si elles doivent traverser la France pour aller rĂ©tablir l’ordre loin de leur base et quelle logistique d’hĂ©bergement, de nourriture sera mise en place pour tous ces CRS qui seraient soudainement projetĂ©s sans anticipation. Autant de points qui restent pour l’instant sans rĂ©ponse.
Cecasque de la Police française était destiné au Maintien de l'Ordre. Réalisé en plastique par la firme Petit Collin dans les années 60, il affrontera les manifestants de 68 avec plus ou moins de
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Et qui dit mouvement social dit traitement mĂ©diatique, et quand les mĂ©dias parlent d’un mouvement social, les raccourcis sont frĂ©quents et peuvent parfois prĂȘter Ă  confusion. Notamment, une confusion rĂ©pandue concerne les diffĂ©rents groupes chargĂ©s du maintien de l’ordre. Le but de cet article sera donc de faire le point sur ce sujet afin de clarifier qui est qui » et qui fait quoi » parmi les forces de l’ordre rencontrĂ©es le plus souvent. Nous ne parlerons donc pas des sections plus spĂ©cialisĂ©es telles que la BRI Brigade de Recherche et d’Intervention ou le GIGN Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale car, Ă  moins que les vicissitudes de la vie ne vous jouent de trĂšs mauvais tours, vous ne devriez jamais avoir affaire Ă  elles. La police nationale Ă©tant divisĂ©e en plusieurs sections ayant chacune un nom, un fonctionnement et des attributions propres, j’ai choisi de ne prĂ©senter ici que quelques-unes de ces sections — celles que l’on rencontre le plus souvent dans la vie rĂ©elle — plutĂŽt que la police nationale d’un point de vue global. La police municipale La BAC La CDI La CRS Les GM La police municipale La police municipale est probablement celle que vous croisez le plus souvent. Son rĂŽle est assez gĂ©nĂ©raliste et consiste principalement Ă  s’assurer du dĂ©roulement normal de la vie urbaine souvent appelĂ©e la tranquillitĂ© publique ». Plus spĂ©cifiquement, elle relĂšve les foultitudes d’infractions mineures qui peuvent se produire en ville, qu’elles soient relatives Ă  la gestion des dĂ©chets, Ă  la conduite et au stationnement ou au respect des arrĂȘtĂ©s municipaux. Lors d’évĂšnements culturels ou sportifs, ils peuvent procĂ©der Ă  des inspections visuelles des bagages. En cas de doute et avec l’accord de leur propriĂ©taire, ils peuvent Ă©galement les fouiller ce que ne peuvent pas faire des agents de sĂ©curitĂ©. Enfin, ils peuvent aussi procĂ©der Ă  une palpation de sĂ©curitĂ©, qui doit ĂȘtre faite par un agent du mĂȘme sexe que la personne qui en fait l’objet en clair, une femme ne peut subir une palpation que de la part d’une femme. Il ne peut cependant pas fouiller la personne. Par ailleurs, le maire d’une ville ainsi que ses adjoints sont considĂ©rĂ©s comme officiers de police judiciaire et sont donc habilitĂ©s Ă  relever des infractions, bien qu’ils ne le fassent qu’exceptionnellement. Contrairement aux policiers nationaux, les policiers municipaux ne sont pas tenus de porter visiblement leur matricule. Ils doivent cependant porter une carte professionnelle qu’ils doivent montrer Ă  toute personne qui en fait la demande. Deux agents de la police municipale de Nice et leur vĂ©hicule. Source. VĂ©hicules et signes distinctifs Les types de vĂ©hicules utilisĂ©s peuvent varier grandement selon les villes, car ils dĂ©pendent de l’appel d’offre de la ville. Cependant, leurs sĂ©rigraphies sont normalisĂ©es. Ils peuvent disposer de voitures, d’utilitaires lĂ©gers, de motos ou de vĂ©los. Dans certaines villes, ils peuvent aussi se dĂ©placer Ă  dos de chevaux bien que ce ne soit pas exclusif Ă  la police municipale. Leurs vĂ©hicules comportent une bande horizontale bleu claire avec quelques fioritures rouges, le logo de la police municipale et marquĂ© POLICE MUNICIPALE » en bleu sur fond blanc. Le logo de la police municipale est le blason de la RĂ©publique Française, qui se dĂ©crit ainsi tiercĂ© en pal, d’azur, d’argent et de gueules, accostĂ© d’un R et F d’argent, aux branches de laurier et de chĂȘne mis en sautoir »1, 2, surmontĂ© de POLICE MUNICIPALE ». Armes disponibles Les policiers municipaux sont autorisĂ©s Ă  porter et utiliser les armes suivantes. Armes Ă  feu pour calibres 38, 9mm ces deux premiĂšres sont trĂšs similaires ou 7,65mm. L’usage des pistolets 9mm leur est autorisĂ© suite Ă  une demande du syndicat de police municipale suite Ă  l’attentat du 14 juillet 2016 Ă  Nice afin de leur permettre de rĂ©pondre Ă  ce type d’attaques »3. Pistolets Ă  impulsions Ă©lectriques, souvent appelĂ©s Tasers du nom d’une marque commercialisant de telles armes. AĂ©rosols de gaz incapacitants ou lacrymogĂšnes, contenant du gaz CS le mĂȘme que celui utilisĂ© dans les grenades ou OC Ă  base de piment. Armes Ă  feu tirant une ou deux balles ou projectiles non mĂ©talliques [
] dont le calibre est au moins Ă©gal Ă  44 mm ». Quelques prĂ©cisions s’imposent sur celles-ci. En 1995, le directeur de la police nationale, Claude GuĂ©ant, fait introduire le fusil Flash-Ball Compact, une arme Ă  feu tirant des projectiles en caoutchou de 44 milimĂštres de diamĂštre, considĂ©rĂ©e comme sub-lĂ©tale » mais ayant la mĂȘme puissance de tir qu’un revolver classique, fabriquĂ©e par l’entreprise française Verney Carron. Il est remplacĂ© en 2002 par le Flash-Ball Super-Pro, possĂ©dant deux canons en mĂ©tal au lieu d’un seul canon en plastique sur le Flash-Ball Compact. En 2008, suite aux blessures causĂ©es par l’imprĂ©cision du Flash-Ball Super-Pro, celui-ci est remplacĂ© par le LBD 40 acronyme pour Lanceur de Balles de DĂ©fense, tirant des balles de 40mm de diamĂštre avec une puissance de feu et une prĂ©cision augmentĂ©s, classĂ© comme arme Ă  feu Ă  usage militaire ». La police municipale n’étant pas habilitĂ©e Ă  utiliser des LBD 40, elle peut utiliser des armes Ă©quivalentes aux Flash-Ball Super-Pro. Par exemple, la police de Meulun s’est Ă©quipĂ©e en 2017 de Kann 44, arme tirant elle aussi des projectiles de 44 milimĂštres de diamĂštre4. Étant donnĂ© leur diamĂštre, ces armes ne perforent pas la peau mais la frappent avec une forte vitesse cinĂ©tique, causant une ecchymose c’est-Ă -dire un bleu importante les jours suivants. Il arrive cependant qu’elles produisent des blessures bien plus graves, certains ayant perdu un Ɠil ou ayant eu des chocs sceptiques5 avec CIVD6 suite Ă  des tirs de LBD. La BAC La BAC est la Brigade Anti-CriminalitĂ©, créée en 1994 et dĂ©pendante de la police nationale. Son rĂŽle est de gĂ©rer les diverses formes de dĂ©linquances, tels que les vols, les Ă©meutes ou l’usage de drogues. Elle intervient principalement dans les quartiers dits sensibles » les banlieues de grandes villes ainsi que dans les manifestations. Les membres de la BAC, comme tous ceux de la police nationale en gĂ©nĂ©ral ainsi que de la gendarmerie sauf quelques exceptions, sont tenus de porter de façon visible leur matricule, qui est un numĂ©ro Ă  sept chiffre qui les identifie individuellement. Pour les policiers en civil cas de la BAC, celui-ci doit ĂȘtre portĂ© sur le brassard. Cependant, les tenues anti-Ă©meutes et les gilets tactiques ne disposant pas de point d’accroche pour ces badges, ceux-ci ne sont en pratique pas toujours visibles1. Équipe de la BAC entrain d’interpeller quelqu’un2. Source. VĂ©hicules et signes distinctifs Les membres de la BAC interviennent la plupart du temps en civil, mais sont tenus de porter un brassard orange estampillĂ© POLICE ». Ils portent parfois des casques de moto ou des tenues anti-Ă©meutes, comme les CRS, dont nous parlerons tout Ă  l’heure. Ils se dĂ©placent gĂ©nĂ©ralement en voitures banalisĂ©es et opĂšrent gĂ©nĂ©ralement par des interventions Ă©clairs » de quelques minutes au plus. Les policiers de la BAC souvent appelĂ©s bacqueux » ne peuvent intĂ©grer cette brigade qu’aprĂšs au moins deux ans d’anciennetĂ© dans la police nationale, une titularisation et un grade Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  gardien de la paix ». Armes disponibles Chaque policier de la BAC possĂšde un pistolet automatique Sig-Sauer SP 2022, un tonfa ou un baton tĂ©lĂ©scopique gĂ©nĂ©ralement appelĂ©s matraques et une paire de menottes. Cet Ă©quipement est complĂ©tĂ© par un Ă©quipement collectif. Un fusil Ă  pompe Remington 870 calibre 12. Un pistolet mitrailleur Beretta M12. Un fusil d’assaut HK G36. Un LBD 40 Ă  visĂ©e holographique. Un pistolet Ă  impulsions Ă©lectrique Taser X26. Des casques de maintien de l’ordre » c’est-Ă -dire des casques normalisĂ©s Ă  l’usage de la police. Des boucliers anti-Ă©meutes. Des aĂ©rosols de gaz CS ou OC. Des grenades de dĂ©sencerclement. Ces grenades Ă©mettent une forte impulsions sonore prĂšs de 160dB et propulsants 18 petits plots en caoutchou avec une forte Ă©nergie cinĂ©tique 80 joules Ă  15 mĂštres. Ces grenades Ă©tant trĂšs dangereuses plusieurs personnes, policiers y-compris, ayant Ă©tĂ© gravement blessĂ©es suite Ă  leur usage, elles sont censĂ©es ĂȘtre lancĂ©es au ras du sol. Une circulaire de la police nationale indique par ailleurs que, aprĂšs usage, il convient de s’assurer aussitĂŽt de l’état de santĂ© de la personne et de la garder sous surveillance ; au besoin, un examen mĂ©dical doit ĂȘtre effectuĂ© dans les meilleurs dĂ©lais. ». Ces grenades sont Ă©galement censĂ©es ĂȘtre utilisĂ©es uniquement lorsqu’un policier est encerclĂ© par un groupe hostile, afin de protĂ©ger son intĂ©gritĂ© physique3. Dans son livre, La force de l’ordre une anthropologie de la police des quartiers, l’anthropologue Didier Fassin a par ailleurs montrĂ© qu’une forte pression administrative Ă©tait exercĂ©e sur les BAC afin de faire du chiffre », expliquant en partie les dĂ©rives qu’il a parfois pu constater lors de ses observations ; la BAC ayant la rĂ©putation de faire frĂ©quemment l’usage de la force, et parfois dans des conditions inappropriĂ©es. La CDI La CDI est la Compagnie DĂ©partementale d’Intervention, elle dĂ©pend de la police nationale. Ses rĂŽles sont multiples elle assure le renfort aux policiers locaux, par exemple pour assister les policiers de la BAC lors d’une grande intervention ; elle s’occupe de la sĂ©curitĂ© sur certains grand Ă©vĂšnements et elle assure aussi une grande partie du maintien de l’ordre lors des manifestations et des Ă©meutes. Groupe de la CDI en tenue anti-Ă©meutes. L’homme avec un gilet marron et celui avec un brassard orange sont vraisemblablement de la BAC. Source. Ceci n’est pas un fourgon de la CDI mais de la CRS autoroutiĂšre. Cependant, les fourgons de la CDI ressemblent beaucoup Ă  celui-ci je n’en ai pas trouvĂ© de photo sous licence libre, mis Ă  part bien sur le blason de la CRS. Source. VĂ©hicules et signes distinctifs La CDI dispose principalement de vĂ©hicules utilitaires lĂ©gers, souvent des Renault Master III ou des Renault Trafic. Ils sont blancs avec une bande horizontale bleue sur laquelle est Ă©crit POLICE » en blanc. On y voit aussi trois petites virgules bleues, blanches et rouges reprĂ©sentant le drapeau français. Il est aussi frĂ©quent que l’avant et l’arriĂšre du vĂ©hicule portent des bandes obliques rouges et jaunes, comme certains vĂ©hicules des pompiers. Ils portent aussi frĂ©quemment un dispositif Ă  l’avant permettant de fixer une grille anti-Ă©meutes une grande grille en mĂ©tal noir de plusieurs mĂštres-carrĂ©s. Les policiers eux-mĂȘmes sont habituellement en uniforme, et portent une tenue anti-Ă©meutes sur laquelle est Ă©crit POLICE » lorsqu’ils font du maintien de l’ordre. Ils portent alors un casque noir avec une ou deux bandes bleues. Armes disponibles La CDI est un des corps de police les mieux armĂ©s. Ses membres disposent en effet des armes suivantes. Pour l’équipement individuel un pistolet Sig-Sauer SP 2022, un tonfa ou un bĂąton tĂ©lescopique et une paire de menottes, auquel s’ajoute l’équipement collectif. Un pistolet mitrailleur HK UMP, venant progressivement remplacer les Beretta M12. Un fusil d’assaut HK G36. Un LBD 40 Ă  visĂ©e holographique. Un pistolet Ă  impulsions Ă©lectrique. Des tenues anti-Ă©meutes complĂštes casque, jambiĂšres, coudiĂšres, plastrons, gilets pare-balles, boucliers, etc. Des aĂ©rosols de gaz CS ou OC. Des grenades de dĂ©sencerclement. Des grenades Ă  effet lacrymogĂšne gaz CS ou OC1, avec des concentrations diverses, avec lancement Ă  la main ou par lance-grenade. Ces grenades contiennent gĂ©nĂ©ralement 4 Ă  7 capsules noires qui se sĂ©parent quelques secondes aprĂšs l’activation de la grenade et entrent en combustion. Cette combustion de composĂ© CS mĂ©langĂ© Ă  du phosphore dĂ©gage une fumĂ©e blanche Ă  effet lacrymogĂšne elle fait pleurer et provoque une douleur importante aux yeux et dans les voies respiratoires. Avant tout usage de ces grenades, la police est censĂ©e procĂ©der Ă  une annonce de sa prĂ©sence par haut-parleur puis Ă  deux sommations2. Des grenades GLI-F4, dites Ă  effet de souffle », contenant 25 grammes de TNT et 10 grammes de composĂ© CS pur Ă  libĂ©ration instantanĂ©e. Elles provoquent un effet sonore de 165dB Ă  5 mĂštres ainsi qu’une onde de choc et projettent des Ă©clats de plastique et de mĂ©tal dans un rayon de plusieurs mĂštres. Elles sont considĂ©rĂ©es comme l’ultime recours avant l’usage des armes Ă  feu et leur usage nĂ©cessite une formation spĂ©cifique, car elles sont particuliĂšrement dangereuses 14 personnes ayant Ă©tĂ© gravement blessĂ©es par ces grenades entre 2001 et 2018, dont 7 ayant eu une main arrachĂ©e3, 4. Des lance-grenades Cougar et Chouka les premiers sont plus grands et plus puissants, les seconds, plus petits, sont surtout l’apanage de la BAC ou des policiers en civil. Une grenade lancĂ©e par un Cougar peut avoir une portĂ©e atteignant les 200 mĂštres. Ces lance-grenades sont censĂ©s ĂȘtre pointĂ©s vers le ciel. Une grenade est alors tirĂ©e et se sĂ©pare Ă  l’apogĂ©e de sa trajectoire, Ă©jectant les capsules qu’elle contient. Celles-ci retombent alors Ă  la verticale, dĂ©gageant le gaz. Des fusils 4 ou 6 coups Penn Arms GL65–40, qui sont en quelque sorte un hybride entre un Cougar et un LBD 40. Ils possĂšdent un gros barillet pouvant contenir 4 ou 6 munitions de 40mm de diamĂštre qui peuvent ĂȘtre tirĂ©es en rafales. Ces munitions peuvent ĂȘtre des balles en caoutchouc ils sont alors utilisĂ©s en tirs tendus, comme les LBD ou des grenades lacrymogĂšnes. La CRS Une CRS est une Compagnie RĂ©publicaine de SĂ©curitĂ©, qui dĂ©pend de la Police Nationale. Par mĂ©tonymie, un CRS est un membre de cette compagnie. Ses missions sont trĂšs diverses, et varient beaucoup selon les villes d’affectation et les saisons. Les CRS s’occupent notamment du maintien de l’ordre mais aussi de la sĂ©curitĂ© routiĂšre et parfois du secours Ă  personnes sur les plages ou en montagne. Elle peut aussi servir de renfort pour les diverses missions de la Police Nationale. Il existe une CRS spĂ©cialisĂ©e dans la protection du prĂ©sident, neuf dans la sĂ©curitĂ© autoroutiĂšre les CRS autoroutiĂšres et deux dans le secours en montagne. La particularitĂ© des CRS est de disposer d’un large plateau logistique mobile, celles-ci ayant, en plus de leurs vĂ©hicules de transport, des cantines ou des vĂ©hicules de communication ou de commandement. Une CRS dispose de cinq sections. La premiĂšre s’occupe de l’administration et de la logistiques. Les deux suivantes sont des Sections d’Appui et de ManƓuvre » et les deux derniĂšres sont des Sections de Protection et d’Intervention ». L’une de ces deux derniĂšres est Ă©quipĂ©e de matĂ©riel spĂ©cifique Ă  la lutte contre le terrorisme, en particulier des armes Ă  feu. Chaque section comporte trois groupes tactiques », dits A, B et C, ce dernier s’occupant du commandement de la section. Ainsi, sur leurs gilets, on peut voir 2A » ou 1C », signifiant qu’ils font partie du groupe A de la section 2, ou du commandement de la section 1. Certaines CRS possĂšdent Ă©galement une SMS, ou Section de Moyens SpĂ©cialisĂ©s », disposant d’équipements plus perfectionnĂ©s. Agents d’une CRS en tenues anti-Ă©meutes lĂ©gĂšres. Source. Agents d’une CRS en tenues anti-Ă©meutes complĂštes. Remarquez les membres de la SMS sur la gauche. Source. Fourgon d’une CRS. Source. VĂ©hicules et signes distinctifs Lorsqu’ils sont en intervention, les CRS portent des tenues anti-Ă©meutes trĂšs semblables Ă  celles de la CDI, qui est par ailleurs trĂšs souvent confondue avec eux. Sur leur uniforme, la diffĂ©rence tient principalement en trois points. Ils portent l’écusson de la CRS, qui est rouge avec CRS » en blanc, surmontĂ© de POLICE NATIONALE » en rouge sur fond blanc. Ils portent sur le dos leur section et leur groupe d’appartenance. Leur casque possĂšde une ou deux bandes jaunes, et non bleues comme pour la CDI. Ils disposent d’une logistique trĂšs importante, avec des notamment de Renault Trafic ou des Fourgons CitroĂ«n Jumper, des vĂ©hicules ateliers et des cars, pouvant servir au transport de troupes ou de personnes arrĂȘtĂ©es. Les SMS disposent Ă©galement de canons Ă  eau sur camions blindĂ©s, de camions 4x4, de bateaux et de grilles anti-Ă©meutes qui peuvent ĂȘtre fixĂ©es Ă  l’avant des fourgons. Leurs vĂ©hicules sont blancs avec une bande horizontale bleue et l’écusson de la CRS au niveau de la portiĂšre. Certains de leurs vĂ©hicules sont parfois banalisĂ©s. Armes disponibles Les CRS disposent d’un Ă©quipement semblable Ă  celui de la CDI. Ils ont notamment le mĂȘme Ă©quipement personnel, complĂ©tĂ© de l’équipement collectif suivant. Un fusil d’assaut HK G36 KP2. Un fusil d’assaut Ruger AC-556 AMD. Un fusil de prĂ©cision Tikka T3. Les mĂȘmes grenades et lance-grenades que la CDI. Les GM Les GM sont les Gendarmes Mobiles, qui comme leur nom l’indique dĂ©pendent de la Gendarmerie Nationale, qui elle-mĂȘme est une branche de l’armĂ©e. Les missions des GM concernent principalement le maintien de l’ordre et le contrĂŽle des foules, comme pour la CDI. Le GIGN Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, unitĂ© d’élite chargĂ©e d’intervenir sur les cas de prises d’otages ou de terrorisme, dĂ©pend de la Gendarmerie Mobile. VĂ©hicules et signes distinctifs Toujours comme la CDI, les gendarmes mobiles portent souvent des tenues anti-Ă©meutes plastrons, jambiĂšres, coudiĂšres, etc, Ă  la diffĂ©rence prĂšs que leurs casques ne sont pas noirs mais bleu marine. Leurs boucliers sont aussi Ă©stampillĂ©s GENDARMERIE ». Leurs vĂ©hicules sont aussi trĂšs similaires Ă  ceux de la CDI, mais ils sont entiĂšrement bleu marine. Ils ont souvent des rayures rouges et blanches Ă  l’avant et sont Ă©galement Ă©stampillĂ©s GENDARMERIE » ou GENDARMERIE NATIONALE ». Typiquement, ils se dĂ©placent Ă  bord de fourgons IVECO Daily Irisbu. Ils portent aussi une attache Ă  l’avant permettant d’accrocher des grilles anti-Ă©meutes. Lors de missions Ă  caractĂšre plus calme, ou pour des dĂ©placements en plus faibles effectifs, ils peuvent aussi utiliser des vĂ©hicules plus petits Ă  quatre places. Les gendarmes Ă©tant aussi des militaires, ils disposent Ă©galement d’engins plus puissants. On peut notamment citer les VBRG VĂ©hicules BlindĂ©s Ă  Rouges de la Gendarmerie, des Berliet VXB 170, qui comme leur nom l’indique sont des vĂ©hicules blindĂ©s Ă  quatre roues d’une douzaine de tonnes, parfois dotĂ©s d’une lame comme les bulldozers, pour dĂ©truire des barricades, Ă©quipĂ©s d’une mitrailleuse AANF1 de calibre 7,62mm et d’un lance-grenades de calibre 56mm. Ces derniers se sont rĂ©cemment fait remarquĂ© lors de l’expulsion de la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, car ce sont eux qui ont dĂ©truit une partie des barricades et des habitations de la zone, et qui ont lancĂ© la plupart des grenades GLI-F4 dont nous parlions dans la section sur la CDI Ă  l’aide du lance-grenade montĂ© sur leur toit. Armes disponibles Les gendarmes mobiles ont un Ă©quipement personnel similaire Ă  celui de la CDI tenue anti-Ă©meute, casque, gilet pare-balles, matraque et pistolet Sig-Sauer SP22. Pour l’équipement collectif, ils disposent d’un fusil d’assaut FAMAS, d’un pistolet mitrailleur HK MP5, d’un fusil Ă  pompe, d’un fusil de prĂ©cision Tikka 3 et d’un fusil mitrailleur AANF1 le mĂȘme que sur le toit des VBRG. Enfin, bien qu’ils en fassent moins l’usage sur le terrain que la CDI, ils disposent aussi de grenades Ă  effet lacrymogĂšne, de grenades de dĂ©sencerclement, de GLI-F4 et de LBD 40. Ils n’ont donc pas de gazeuses Ă  main. Par ailleurs, Ă©tant militaires et non policiers, leur comportement sur le terrain est rĂ©putĂ© diffĂ©rent de celui de la CDI, le rapport Ă  la hiĂ©rarchie Ă©tant naturellement diffĂ©rent dans ces deux institutions. Entrainement d’un groupe de GM en tenues anti-Ă©meutes avec prĂ©sence de VBRG. Source. Merci de m’avoir lu ! J’espĂšre que cet article vous aidera Ă  discerner les diffĂ©rentes forces de l’ordre et Ă  mieux dĂ©busquer certaines erreurs journalistiques. J’en profite pour remercier Ă©galement ache et Mysterri1 pour leurs retours sur la bĂȘta de cet article et une seconde fois Ă  Mysterri1 pour son retour sur sa version corrigĂ©e et mise Ă  jour, ainsi que Holosmos pour son travail de validation. Pour conclure, voici un petit organigramme des principales forces de l’ordre, afin de mieux s’y retrouver. Organigramme des principales forces de l'ordre françaises. Cet article est placĂ© sous la licence Creative Commons By-SA rezemika ». Son logo provient quant Ă  lui de WikipĂ©dia et est placĂ© sous la licence Creative Commons By-SA David Monniaux ». N’hĂ©sitez pas Ă  poster vos questions et remarques dans les commentaires ! Sources En spoiler, parce que c’est un peu long. La police municipale Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure - Article L511–1 ». Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, vol. L511–1. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure - Article R511–12 ». Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, vol. R511–12. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. Code de procĂ©dure pĂ©nale - Article 16 ». Code de procĂ©dure pĂ©nale, vol. 16. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. Factory, Store. SĂ©rigraphie Police Municipale VL Option Marquage nom de ville. Lien. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. Les policiers municipaux officiellement autorisĂ©s Ă  porter des pistolets 9 mm ». Le 29 novembre 2016. - Le Monde, Lien. Melun. Les policiers municipaux dĂ©sormais armĂ©s de lanceurs de balles de dĂ©fense. Lien. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. Police montĂ©e ». WikipĂ©dia, 22 juin 2018. Wikipedia, Lien. Police municipale France ». WikipĂ©dia, 10 aoĂ»t 2018. Wikipedia, Lien. La BAC Brigade anti-criminalitĂ© ». WikipĂ©dia, 5 juillet 2018. Wikipedia, Lien. Fassin, Didier. La force de l’ordre une anthropologie de la police des quartiers. Editions du Seuil, 2011. Grenade de dĂ©sencerclement ». WikipĂ©dia, 6 juillet 2018. Wikipedia, Lien. Institute for Advanced Study. Les forces de l’ordre - Didier Fassin. YouTube, Lien. ConsultĂ© le 13 aoĂ»t 2018. La CDI LES ARMEMENTS DU MAINTIEN DE L’ORDRE ». Lien. ConsultĂ© le 19 aoĂ»t 2018. Baudais, Pierrick. Voici le nouvel arsenal des policiers et gendarmes - Edition du soir Ouest France - 13/03/2017. Lien. ConsultĂ© le 19 aoĂ»t 2018. Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure - Article D211–17 ». Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, vol. D211–17. ConsultĂ© le 19 aoĂ»t 2018. Code pĂ©nal - Article R431–1 ». Code pĂ©nal, vol. R431–1. ConsultĂ© le 19 aoĂ»t 2018. Glanz, Gaspard. Un guide des armes anti-Ă©meutes de la Police française ». Vice, 4 octobre 2014, Lien. Grenade GLI-F4 ». WikipĂ©dia, 2 aoĂ»t 2018. Wikipedia, Lien. NDDL la grenade GLI-F4, ultime recours avant l’arme Ă  feu ». 23 mai 2018, Lien. Police nationale France ». WikipĂ©dia, 8 aoĂ»t 2018. Wikipedia, Lien. Achat de Penn Arms l’État français agrandit sa panoplie d’armes Ă  Ă©borgner des manifestant-es – DĂ©sarmons-les ! Lien. ConsultĂ© le 1 janvier 2019. Recensement provisoire des blessĂ©s des manifestations du mois de novembre-dĂ©cembre 2018 – DĂ©sarmons-les ! Lien. ConsultĂ© le 1 janvier 2019. La CRS Compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© ». WikipĂ©dia, 18 aoĂ»t 2018. Wikipedia, Lien. Les GM Gendarmerie mobile ». WikipĂ©dia, 28 juin 2018. Wikipedia, Lien. VBRG ». WikipĂ©dia, 7 mai 2018. Wikipedia, Lien. LBD Lanceurs de Balles de DĂ©fense Douillard-Lefevre, Pierre. L’arme Ă  l’Ɠil violences d’État et militarisation de la police. Le Bord de l’eau, 2016. Flash-ball blessures Ă  retardement ». 18 fĂ©vrier 2018, Lien. Lanceur de balle de dĂ©fense ». WikipĂ©dia, 10 aoĂ»t 2018. Wikipedia, Lien. LycĂ©en Ă©borgnĂ© Ă  Nantes. L’État condamnĂ© en appel ». Le Telegramme, 5 juillet 2018, Lien. 19 commentaires Je ne comprends pas l’intĂ©rĂȘt d’un tel article. Certes, il est bien Ă©crit et tout, mais quelle est sa place sur le site? Je pensais que ce site Ă©tait essentiellement tournĂ© autour des sciences et de la programmation/informatique. Ici, on parle des diffĂ©rentes forces de l’ordre, soit, sujet intĂ©ressant, correctement traitĂ©, bravo Ă  l’auteur, mais quel est son intĂ©rĂȘt sur le site? Pourquoi ne pas poster sur un autre site? C’est comme l’autre fois, je tombe sur un article sur une ligne de mĂ©tro Ă  Paris
 Pourquoi? C’est Ă©trange, cela crĂ©e des disparitĂ©s un peu cheloues dans le contenu
 Mais sinon l’article est de trĂšs bonne qualitĂ©! Merci pour ce tuto ! Je ne comprends pas l’intĂ©rĂȘt d’un tel article. Certes, il est bien Ă©crit et tout, mais quelle est sa place sur le site? Je pensais que ce site Ă©tait essentiellement tournĂ© autour des sciences et de la programmation/informatique. Ici, on parle des diffĂ©rentes forces de l’ordre, soit, sujet intĂ©ressant, correctement traitĂ©, bravo Ă  l’auteur, mais quel est son intĂ©rĂȘt sur le site? Pourquoi ne pas poster sur un autre site? C’est comme l’autre fois, je tombe sur un article sur une ligne de mĂ©tro Ă  Paris
 Pourquoi? C’est Ă©trange, cela crĂ©e des disparitĂ©s un peu cheloues dans le contenu
 Mais sinon l’article est de trĂšs bonne qualitĂ©! Jean-Paul Zartre Non, pas du tout, t’as dĂ©cidĂ© tout seul de cette orientation du site ! ZdS est un site de partage de connaissances en toute libertĂ©, sur tous les sujets que les auteurs aiment et veulent faire partager. C’est entre autres cet Ă©clectisme dans le contenu qui donne de la valeur et de la plus-value au site ; ces contenus "originaux" sont donc trĂšs importants pour la vie et la survie ! du site. C’est simple, sur ZdS, on trouve de tout ! Je pensais que ce site Ă©tait essentiellement tournĂ© autour des sciences et de la programmation/informatique. Jean-Paul Zartre Justement, Zeste de Savoir n’est pas essentiellement tournĂ© autour des sciences et de la programmation ! Certes, il y a beaucoup de contenus scientifiques et, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, d’activitĂ© autour des sciences c’est, je pense, un hĂ©ritage du Site du ZĂ©ro. C’est trĂšs bien, mais pourquoi s’y limiter ? Je pense qu’avoir de la diversitĂ© dans les contenus ne peut qu’apporter du positif au site et Ă  la communautĂ© ! Et \text{}/ , \text{>}/,> Inutile que je rajoute quoi que ce soit sur l’utilitĂ© de l’article, tout a dĂ©jĂ  Ă©tait dit, et je ne peux qu’approuver. Merci rezemika pour ce super article, j’avais une connaissance vague de tous les corps, mais pas aussi prĂ©cise. Et d’ailleurs, je n’avais aucune idĂ©e des Ă©quipements qu’ils pouvaient avoir qui est assez impressionnant. Juste une question Par ailleurs, Ă©tant militaires et non policiers, leur comportement sur le terrain est rĂ©putĂ© diffĂ©rent de celui de la CDI, le rapport Ă  la hiĂ©rarchie Ă©tant naturellement diffĂ©rent dans ces deux institutions. Tu fais rĂ©fĂ©rence Ă  quel type de comportement ? Sans aucun jugement de valeur, je n’ai pas exactement saisie. Super article J’ai appris pas mal de choses toutes plus intĂ©ressantes les unes que les autres. Merci pour ce partage. Dans la nature, tout a toujours une raison. Si tu comprends cette raison, tu n’as plus besoin de l’expĂ©rience. » LĂ©onard De Vinci Merci pour vos retours ! Je plussoie ce qui a Ă©tĂ© dit, je pense que la pluralitĂ© des contenus est une des forces de ZdS d’ailleurs ça manque un peu de chimie et de SHS . Juste une question Par ailleurs, Ă©tant militaires et non policiers, leur comportement sur le terrain est rĂ©putĂ© diffĂ©rent de celui de la CDI, le rapport Ă  la hiĂ©rarchie Ă©tant naturellement diffĂ©rent dans ces deux institutions. Tu fais rĂ©fĂ©rence Ă  quel type de comportement ? Sans aucun jugement de valeur, je n’ai pas exactement saisie. satenske C’est en effet assez compliquĂ© Ă  expliquer, et pas trĂšs bien sourcĂ©. En fait, je tiens cette affirmation du regroupement de plusieurs sources, et cela m’a Ă©tĂ© confirmĂ© par des personnes qui sont occasionnellement street medics. J’aurais bien aimĂ© confirmer cela en lisant des ouvrages de sociologie de la gendarmerie, pour les comparer aux sociologies de la police, mais ils se font apparemment trĂšs rares et le seul qu’il y ai Ă  la BU de mon universitĂ© est actuellement empruntĂ©. Du coup, j’ai dĂ©duis le reste de mes propres connaissances en sociologie des institutions. C’est donc effectivement pas super fiable comparĂ© au reste de l’article
 Dans son livre, Didier Fassin fait rĂ©fĂ©rence Ă  la notion de pouvoir discrĂ©tionnaire ». Le principe, c’est que les gardiens de la paix jouissent d’une grande autonomie sur le terrain. Grosso modo, leurs supĂ©rieurs leur disent quoi faire, et c’est Ă  eux de dĂ©cider comment le faire. Par exemple, le choix de l’usage de la force dans un contexte donnĂ© se fait Ă  leur discrĂ©tion d’oĂč le terme discrĂ©tionnaire », sans qu’ils aient Ă  en rendre compte a priori ou a posteriori sauf cas particuliers, quand il y a des blessĂ©s graves par exemple. Quand ils se sentent menacĂ©s, c’est Ă  eux que revient la dĂ©cision de calmer la discussion ou d’utiliser la force. Chez les militaires, la structure de dĂ©cision est beaucoup plus pyramidale. Les gĂ©nĂ©raux donnent des ordres aux colonels, qui donnent des ordres aux lieutenants-colonels, qui donnent des ordres aux commandants, etc. Il n’est donc pas question de pouvoir discrĂ©tionnaire. Concernant ce que m’ont dit certain-e-s street medics, c’est que cette diffĂ©rence se remarque tout de suite dans le cadre du maintient de l’ordre. En substance, voilĂ  ce qu’on m’en a dit je n’utilise pas le conditionnel par commoditĂ© d’écriture. À moins que leur sĂ©curitĂ© ne soit rĂ©ellement menacĂ©e, les gendarmes n’utilisent la force que lorsque leurs supĂ©rieurs leur en donnent l’ordre. À l’opposĂ©, les policiers ne feront des actions coordonnĂ©es que sur ordre de leurs supĂ©rieurs, mais utilisent la force individuellement dĂšs que cela leur semble appropriĂ©. Un exemple qu’on m’a rapportĂ© Ă©tait qu’un mĂȘme groupe s’était un jour trouvĂ© face Ă  une ligne de policiers en armures, et le lendemain face Ă  une ligne de gendarmes en armures. Le premier jour, les policiers donnaient des coups de boucliers ou de matraques aux personnes trop proches d’eux. Le deuxiĂšme jour, les gendarmes tenaient leurs positions et ne repoussaient avec leurs boucliers que les personnes qui les poussaient eux-mĂȘmes. Je n’y Ă©tais pas, et c’est une source militante, donc c’est Ă  prendre avec des pincettes, mais les quelques tĂ©moignages qu’on m’a donnĂ© ont tendance Ă  concorder sur ces points. VoilĂ  voilĂ , j’espĂšre avoir rĂ©pondu Ă  ta question. "Les accidents dans un systĂšme doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival Merci pour ta rĂ©ponse dĂ©taillĂ©e. Du coup, je vois ce que tu voulais dire, et effectivement ça peut sembler logique malgrĂ© l’absence de sources 100% fiables. Dommage de ne pas avoir pu avoir d’ouvrages de sociologie de la gendarmerie, si un jour tu arrives Ă  en lire un, je serai intĂ©ressĂ© par ton retour. L’article a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour corriger quelques erreurs d’ortho-typographie. Merci Ă  informaticienzero pour la validation ! "Les accidents dans un systĂšme doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival Avec un petit peu de retard dĂ©solĂ©, je vous annonce que l’article a Ă  nouveau Ă©tĂ© mis Ă  jour, l’actualitĂ© ayant Ă©voluĂ© de façon assez inattendue. Au programme un erratum personne n’est mort suite Ă  un tir de GLI-F4, le dĂ©cĂšs annoncĂ© dans la version prĂ©cĂ©dente de cet article Ă©tait celui de RĂ©mi Fraisse, qui est en fait mort suite Ă  un tir de grenade OF-F1 interdite depuis le compte du nombre de blessĂ©s par la GLI-F4 a Ă©galement Ă©tĂ© mis Ă  jour ; ajout de quelques notes de fins de sections ; ajout du fusil GL65. Merci Ă  Taurre pour la validation ! PS satenske DĂ©solĂ©, j’ai enfin pu consulter le livre en question, mais en fait il ne s’agit que d’une compilation de quelques articles de sociologie avec un point de vue trĂšs large, qui apparemment se s’intĂ©ressent pas tellement aux pratiques concrĂštes des individus mais plus aux institutions. Mais si un jour je trouve quelque chose, j’en ferai un billet. "Les accidents dans un systĂšme doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival Plop ! À titre informatif, j’ai trouvĂ© un super article du Monde qui explique Ă©galement les spĂ©cificitĂ©s des groupes de maintien de l’ordre CRS, gendarmes mobiles, BRAV
 quelles sont les sept familles des forces de l’ordre ? ». Il a aussi le mĂ©rite de parler de la BRAV-M, la Brigarde de RĂ©pression de l’Action Violente MotorisĂ©e, créée toute rĂ©cemment. "Les accidents dans un systĂšme doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival Super article ! J’ai appris beaucoup de choses ! Merci Ă  toi ! Au sujet de la diffĂ©rence de comportement entre gendarmes et policiers en manifestation, j’ai moi-aussi recueilli plusieurs rĂ©cits de manifestants considĂ©rants que les gendarmes avaient un comportement bien plus maĂźtrisĂ©, avec moins de provocation, et un usage moindre de la force. Pour sortir de l’anecdotique, plusieurs situations ont Ă©tĂ© raportĂ©es dans la presse oĂč des gendarmes Ă©taient trĂšs critiques des actions de policiers pendant une manifestation. Par exemple cet article du Parisien du 8 avril 2019, oĂč un colonel de gendarmerie reconnaĂźt des violences policiĂšres des CRS matraquant des manifestants dans un Burger King le 1er dĂ©cembre 2018 Ă  Paris, ou le Monde du 25 juin 2019 qui mentionne un rapport de gendarmerie trĂšs critique de la charge policiĂšre du 23 mars 2019 Ă  Nice qui a griĂšvement blessĂ© GeneviĂšve Legay. Ça ne permet pas, bien sĂ»r, d’établir un un meilleur comportement des gendarmes, mais ça va dans le mĂȘme sens. À ma connaissance la situation inverse — des policiers dĂ©nonçant l’usage de la force par des gendarmes — ne s’est pas produite pendant les mouvements sociaux 2018–2019. En fait, dans les cas de recensĂ©s de violences policiĂšres pendant les mouvements des gilets jaunes voir par exemple le travail journalistique Allo place Beauveaou de David Dufresne, je n’en connais pas oĂč la gendarmerie ait Ă©tĂ© mise en cause pour l’instant mais je n’ai pas Ă©tudiĂ© cela exhaustivement. Je ne sais pas si a bien sa place ici mais
 Compte tenu du mouvement BlackLivesMatter et le sujet des violences policiĂšres je partage un documentaire que j’ai trouvĂ© trĂšs intĂ©ressant ĐĐŸĐČа ĐŸŃ€ĐŸŃĐżĐ”Đșт /,>\text{}/ , \text{>}/,> AprĂšs, il faudra penser aussi que la gendarmerie et la police n’opĂšre pas dans les mĂȘmes lieux. Typiquement, je pense que ce sont les CRS qui opĂšrent Ă  Toulouse ou Ă  Paris, lĂ  oĂč il y a le plus de dĂ©bordements de ce que j’en vois. Alors que lĂ  oĂč j’ai vu des gendarmes, c’était Ă  NĂźmes, et c’est pas franchement rĂ©putĂ© agitĂ© comme coin. À Paris sur les manifestations de gilets jaunes, ou contre la rĂ©forme des retraites, il y avait Ă  la fois des policiers et des gendarmes dans les manifestations, souvent les deux dans la mĂȘme manifestation. Oh, merci pour vos commentaires et pour la mise en une ! J’en profite pour prĂ©ciser que l’article mĂ©riterait une petite mise Ă  jour la GLI-F4 a notamment Ă©tĂ© retirĂ©e et remplacĂ©e par la GM2-L, d’une puissance Ă©quivalente. J’essaierai de m’y mettre bientĂŽt. je n’en connais pas oĂč la gendarmerie ait Ă©tĂ© mise en cause pour l’instant Je pense qu’on peut cependant citer le cas de l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en 2018, oĂč il y a eu plusieurs blessĂ©s graves, et notamment Maxime Peugeot qui a perdu sa main Ă  cause d’une GLI-F4 lancĂ©e par des gendarmes. Mais ça semble effectivement faire exception, puisque c’est le seul cas qui me vienne en tĂȘte. À Paris sur les manifestations de gilets jaunes, ou contre la rĂ©forme des retraites, il y avait Ă  la fois des policiers et des gendarmes dans les manifestations, souvent les deux dans la mĂȘme manifestation. gasche Effectivement, c’est aussi le cas Ă  Nantes oĂč, lors des grandes manifestations, il y a Ă  la fois la CRS, la CDI, la BAC et la gendarmerie qui font d’ailleurs des lignes bien sĂ©parĂ©es. Sur les manifestations plus petites, c’est soit la CRS soit la CDI qui se dĂ©place. Je serais d’ailleurs curieux de savoir comment fonctionne ce dispatching
 Si je trouve l’énergie de m’y mettre, je ferai peut-ĂȘtre un jour un article sur les thĂ©ories et Ă©tudes sociologiques sur la police et le pouvoir il y a beaucoup Ă  dire mais c’est pas Ă©vident Ă  aborder
 "Les accidents dans un systĂšme doivent se produire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils produisent pour vous et moi." Laurence Gonzales - Deep Survival Oui, il y a malheureusement d’autres cas d’interventions de gendarmerie qui ont donnĂ© lieu Ă  des blessures ou des dĂ©cĂšs le plus connu Ă©tant peut-ĂȘtre celui d’Adama TraorĂ©, mais je pensais spĂ©cifiquement Ă  l’usage de la force dans les manifestations rĂ©centes 2018–2019 plutĂŽt que dans la ZAD ou dans une interpellation, oĂč je ne connais pas de cas attribuĂ© spĂ©cifiquement Ă  un gendarme ou un groupe de gendarmes. Connectez-vous pour pouvoir poster un message. Connexion Pas encore membre ? CrĂ©ez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalitĂ©s de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicitĂ©. CrĂ©er un compte
LesCRS sont un des Ă©lĂ©ments de la force publique composĂ© d’unitĂ©s mobiles de police placĂ©es sous l’autoritĂ© du ministre de l’intĂ©rieur. Elles constituent une direction active de la police nationale. Elles sont spĂ©cialisĂ©es dans le maintien et le rĂ©tablissement de l’ordre public sur l’ensemble du territoire.
Introduction Pour le sociologue Norbert Elias, le processus de crĂ©ation de l’Etat n’est que l’histoire de la monopolisation de la violence lĂ©gitime par une autoritĂ© centralisĂ©e. En France et de nos jours, cette violence lĂ©gitime est le monopole de l’Etat, qui la dĂ©lĂšgue Ă  des institutions comme la police ou la gendarmerie police nationale sous la 5e rĂ©publique trouve ses fondements dans deux textes ‱ Article 12 DDHC 1789 La force publique est instituĂ©e pour l’usage de tous et non pour l’utilitĂ© particuliĂšre de ceux auxquels elle est confiĂ©e. »‹ Loi du 24 Avril 1941 Les services de police sont placĂ©s sous l’autoritĂ© du ministre d’Etat Ă  l’intĂ©rieur et dirigĂ©s par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la police. »AprĂšs les Ă©meutes de 1968, l’opinion publique commence Ă  s’élever contre les dĂ©rives de l’institution, notamment les violences policiĂšres sur les manifestants. Pour y rĂ©pondre, le prĂ©fet de police de l’époque, Maurice Grimaud, rĂ©dige une lettre adressĂ©e Ă  ses hommes premiĂšres femmes policiĂšres en 1979 avec une phrase restĂ©e cĂ©lĂšbre Frapper un manifestant tombĂ© Ă  terre, c’est se frapper soi-mĂȘme en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policiĂšre. Il est encore plus grave de frapper des manifestants aprĂšs arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans les locaux de police pour y ĂȘtre interrogĂ©s. » Cette lettre a Ă©tĂ© reprise dans le magazine Liaisons » de la prĂ©fecture de police de Paris en 2018 dans le contexte des manifestations Gilets Jaunes » en omettant justement le passage que nous venons de citer qui est le passage le plus important de la question des violences policiĂšre devient un enjeu national avec le meurtre de Malik Oussekine, jeune Ă©tudiant frappĂ© Ă  mort par un groupe de CRS en marge d’une manifestation Ă  Paris. Cet Ă©vĂšnement, advenu en 1986, aura un retentissement national. Le premier Code de dĂ©ontologie de la police nationale est publiĂ© la mĂȘme annĂ©e ‱ Article premier La police nationale concourt Ă  la garantie des libertĂ©s et Ă  la dĂ©fense des institutions de la RĂ©publique, au maintien de la paix et de l’ordre public et Ă  la protection des personnes et des biens. »‹ Introduction de l’obligation de rĂ©serve Les fonctionnaires de police peuvent s’exprimer librement dans les limites rĂ©sultant de l’obligation de rĂ©serve Ă  laquelle ils sont tenus. »L’auteur du statut de la fonction publique de 1983, Ă  l’origine de cette rĂ©forme du code de dĂ©ontologie, Anicet Le Pors, avait pourtant rejetĂ© l’introduction de l’obligation de rĂ©serve Le Monde, les fonctionnaires, citoyens de plein droit, 31-01-2008 J’ai rejetĂ© Ă  l’AN le 3 mai 1983 un amendement tendant Ă  l’inscription de l’obligation de rĂ©serve dans la loi, c’est une construction jurisprudentielle extrĂȘmement complexe qui fait dĂ©pendre l’obligation de rĂ©serve de divers critĂšres dont le plus important est la place du fonctionnaire dans la hiĂ©rarchie. »‹ Le New Public Management ou la politique du chiffre » Depuis 2010 sous Sarkozy, l’encadrement de la police Ă  partir du grade d’officier bĂ©nĂ©ficie d’une prime de performance. 9912 euros /an pour un commandant, 25 000 euros /an pour un commissaire, 58 104 euros /an pour un directeur de service ; avec un coefficient multiplicateur de 1 Ă  de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration IGA n°13-051/13-027/01 de juillet 2013 le management par objectifs de la dĂ©linquance a largement contribuĂ© Ă  cette absence ou ce dĂ©sengagement du contrĂŽle de l’enregistrement. Les chefs de service, placĂ©s entre l’injonction d’afficher de bons rĂ©sultats et l’impĂ©ratif de contrĂŽler la bonne application du guide de mĂ©thodologie statistique, privilĂ©giaient souvent la premiĂšre option. »Ce rapport montre une institutionnalisation de la manipulation des chiffres 2 directives de la Direction Centrale de la SĂ©curitĂ© Publique DCSP, datant de 2006, font passer le taux de dĂ©gradations dĂ©lictuelles en dĂ©linquance gĂ©nĂ©rale de 16 Ă  11% en faisant sortir dĂšs 2007 et les annĂ©es suivantes prĂšs de 130 000 faits de l’Etat 4001 4001 est la source administrative relevant les faits constatĂ©s dĂ©lits et crimes par les services de police, c’est-Ă -dire les crimes et dĂ©lits portĂ©s Ă  la connaissance de ces services ou dĂ©couverts par ceux-ci. » C’est l’annuaire regroupant tous les dĂ©lits/crimes en droit français dans des catĂ©gories. Chaque commissariat transmet, en fonction de cette nomenclature, le nombre de faits constatĂ©s et de faits Ă©lucidĂ©s par le commissariat. Cela permet de faire une moyenne, appelĂ©e taux d’élucidation global », qui sert de base pour Ă©valuer la performance de chaque commissariat et aussi Ă  l’attribution des infractions comme les ILS Infractions Ă  la lĂ©gislation sur les stupĂ©fiants ou l’irrĂ©gularitĂ© administrative sans papiers sont Ă©lucidĂ©es dĂšs qu’elles sont constatĂ©es il suffit qu’un policier voit quelqu’un fumer un joint pour l’arrĂȘter. Les ILS, par exemple, sont intĂ©ressantes pour les commissariats puisqu’elles ont gĂ©nĂ©ralement un taux d’élucidation proche de 100%. Constater plus d’ILS fait monter le taux d’élucidation global. Ces infractions ILS, sans papiers etc
 visent des populations prĂ©caires, majoritairement des pauvres et des immigrĂ©s. Ce sont les plus susceptibles d’ĂȘtre concernĂ©s un fumeur riche ne va pas fumer dans la rue, un riche a des papiers. C’est le constat d’une Ă©tude de l’Observatoire Français de la Toxicomanie OFDT. On y voit une dĂ©connection totale entre le nombre d’arrestations pour usage de cannabis dans un dĂ©partement par rapport au nombre d’usagers. Exemple Paris 1er pour usage 5eme pour les arrestations ; ArdĂšche 4e pour usage 53Ăšme pour les arrestations ; Seine-Saint-Denis 42Ăšme rang des usagers 1Ăšre pour les dĂ©sastreuses possibles de ces manipulations de chiffres mauvaise reprĂ©sentation des chiffres de la dĂ©linquance, qui sont eux-mĂȘmes utilisĂ©s pour rĂ©partir les nouveaux effectifs et dĂ©cider de l’attribution de moyens aux nouveau code de dĂ©ontologie Nouveau code de dĂ©ontologie CD ci-aprĂšs dĂ©cret du 1er janvier 2014, article 1er [
] la police nationale et la gendarmerie ont pour mission d’assurer la dĂ©fense des institutions et des intĂ©rĂȘts nationaux, le respect des lois, l’ordre public, la protection des personnes et des biens. »Dans le code de 1986 la police concourt Ă  la garantie des libertĂ©s. En 2014, le mot libertĂ© est supprimĂ© et remplacĂ© par "respect des lois." Le mot rĂ©publique est supprimĂ© et remplacĂ© par intĂ©rĂȘts nationaux. »Le nouveau CD arrive avec le nouveau Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure CSI et l’article R. 434-12 portant sur le crĂ©dit et le renom de la police nationale le policier ne se dĂ©part de sa dignitĂ© en aucune circonstance. En tout temps, dans ou en dehors du service, y compris quand il s’exprime Ă  travers les rĂ©seaux de communication Ă©lectronique sociaux, il s’abstient de tout acte, propos ou comportement de nature Ă  nuire Ă  la considĂ©ration portĂ©e Ă  la police nationale et Ă  la gendarmerie. Il veille Ă  ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte Ă  leur crĂ©dit ou Ă  leur rĂ©putation. »Cet article est repris de l’article 5 du statut gĂ©nĂ©ral de la fonction publique du 14 septembre 1941 promulguĂ©e par le rĂ©gime de Vichy Le fonctionnaire doit, dans sa vie privĂ©e, Ă©viter tout ce qui serait de nature Ă  compromettre la dignitĂ© de la fonction publique. Il doit, en toutes circonstances, respecter et faire respecter l’autoritĂ© de l’Etat. » Ces dispositions sont reprises sous le nom de devoir d’exemplaritĂ© » par le ministĂšre de l’intĂ©rieur. Le policier doit s’abstenir d’adopter un comportement ou une attitude susceptibles d’altĂ©rer la crĂ©dibilitĂ© de son action en service et/ou porter atteinte Ă  l’image et la rĂ©putation de l’institution qu’il reprĂ©sente. [
] le devoir d’exemplaritĂ© est violĂ© par le comportement incriminĂ©, que celui-ci ait eu ou non pour consĂ©quence de flĂ©trir l’image de l’institution. »Ce devoir d’exemplaritĂ© est en rĂ©alitĂ© trĂšs injustement appliquĂ©, ce que nous verrons par la suite. Il est Ă©galement excessivement intrusif, notamment sur les libertĂ©s individuelles des fonctionnaires de police. Par exemple, des relations personnelles en connaissance de cause avec une personne dĂ©favorablement connue des services de police et/ou de justice. » Nous parlons bien ici de personnes qui ont dĂ©jĂ  purgĂ© leur peine et qui sont par consĂ©quent censĂ©es ĂȘtre rĂ©habilitĂ©es vis-Ă -vis de la sociĂ©tĂ©. Cela contribue Ă  Ă©riger une frontiĂšre sociale entre policiers et dĂ©linquants que nous verrons Ă©galement Le Code EuropĂ©en d’éthique de la police CEEP ci-aprĂšs Recommandation 200110 adoptĂ©e par le ComitĂ© des Ministres du Conseil de l’Europe le 19 septembre 2001 prĂ©voit que la police doit ĂȘtre responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs reprĂ©sentants. Elle doit faire l’objet d’un contrĂŽle externe efficace » [article 59] et que les pouvoirs publics doivent mettre en place des procĂ©dures effectives et impartiales de recours contre la police. » Commentaires La police enquĂȘtant sur la police est une opĂ©ration qui suscite gĂ©nĂ©ralement des doutes quant Ă  son impartialitĂ© [
] en dernier ressort, il doit ĂȘtre possible de soumettre ces plaintes Ă  un tribunal. » Le CEEP Ă©tait censĂ© servir de cadre Ă  l’élaboration d’un nouveau CD. Comme nous l’avons vu prĂ©cĂ©demment, la France a Ă©laborĂ© un nouveau CD qui est entrĂ© en vigueur en ne pouvons que dĂ©plorer que les orientations prĂ©conisĂ©es par ce code n’aient pas Ă©tĂ© suivies d’effets. L’IGPN reste aujourd’hui une spĂ©cificitĂ© française. Une institution opaque, oĂč siĂšgent en majoritĂ© des policiers gradĂ©s » pas de gardiens de la paix enquĂȘteurs de l’IGPN, il faut ĂȘtre minimum officier.Nous allons nous appuyer sur le livre L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements dans la police nationale » publiĂ© en 2019 par Alexandre Langlois, un ancien policier et reprĂ©sentant syndical. L’auteur dĂ©crit Ă  la page 66 l’histoire d’un policier qui voulait porter plainte contre sa hiĂ©rarchie devant l’IGPN. En 2016, le policier est victime d’un faux en Ă©criture 441-1 Code PĂ©nal. Sa hiĂ©rarchie a rempli une feuille de mutation Ă  sa place aprĂšs qu’il a eu dĂ©noncĂ© des dysfonctionnements au sein de son service en tant que dĂ©lĂ©guĂ© syndical. MalgrĂ© plusieurs plaintes Ă  sa hiĂ©rarchie et Ă  la CAP Commission Administrative Paritaire, en charge de valider les demandes de mutation personne ne veut lui donner policier saisit la justice en dĂ©posant plainte auprĂšs du procureur qui mandate l’IGPN. Au cours de son entretien, il prouve l’impossibilitĂ© de sa prĂ©sence au commissariat Ă  la date de la signature du document litigieux notamment un relevĂ© bancaire montrant des transactions dans une ville Ă©loignĂ©e au mĂȘme moment. L’IGPN ignore ces preuves et le policier subit un interrogatoire visant Ă  le exemple [enquĂȘteur de l’IGPN] Je vois dĂ©jĂ  deux manquements aux obligations, si je creusais un peu plus je suis sĂ»r que j’en trouverais d’autres. [
] Attention quand les dossiers vont tomber de l’armoire. » L’administration n’aime pas qu’on lave son linge sale en public [
] Si vous n’établissez pas que le faux existe, vous serez poursuivi pour dĂ©lit imaginaire. [
] Vous auriez Ă©tĂ© plus serein en acceptant la mutation. »Finalement, le policier doit refuser la mutation et est en consĂ©quence privĂ© d’avancement pour 3 ans, ce qui implique le gel de son exemple attestant de l’opacitĂ© de l’IGPN en 2007 la section parisienne de l’IGPN, l’IGS Inspection GĂ©nĂ©rale des Services, a sciemment truquĂ© une procĂ©dure relative Ă  un trafic de titres de sĂ©jours mettant en cause Ă  trois cadres du parti socialiste. Note dans le contexte des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007. Ils ont Ă©tĂ© innocentĂ©s en 2011, 4 juges d’instructions mĂšnent 6 enquĂȘtes sur l’IGS depuis. Ils ont mis au jour de nombreuses irrĂ©gularitĂ©s falsification de procĂšs-verbaux, pressions sur des tĂ©moins, falsification de retranscriptions d’écoutes tĂ©lĂ©phoniques etc
 Le monde, 11 janvier 2012, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire.Pressions, chantages Ă  l’avancement, aux mutations, manipulations de preuves
 telles sont les pratiques qu’on peut observer Ă  l’IGPN. On va voir que c’est rĂ©current dans l’administration policiĂšre. Toute personne au sommet de la hiĂ©rarchie dans son domaine commandants sur les gardiens, commissaires sur les commandants, prĂ©fets sur les commissaires use de la coercition et du chantage Ă  l’encontre de ses subordonnĂ©s. Cela n’est pas fait pour amĂ©liorer la qualitĂ© du service public, mais pour assurer la fidĂ©litĂ© Ă  la hiĂ©rarchie, l’obĂ©issance aux ordres, et l’exercice de tĂąches souvent ingrates et rĂ©pĂ©titives, inefficaces en matiĂšre de sĂ©curitĂ© publique, mais importantes pour satisfaire la politique du institutions disciplinaires Dans le cadre de ce dossier, j’ai pu rĂ©aliser un entretien tĂ©lĂ©phonique avec [///////], ancien policier et agent de renseignement en France [///////], que vous pourrez consulter dans son intĂ©gralitĂ© en annexe. Sur la question de l’utilisation de la contrainte par l’administration sur les policiers, [///////] m’a fourni la rĂ©ponse suivante Les policiers sont tenus de deux maniĂšres. Tout dans la police est dĂ©cidĂ© par des commissions paritaires oĂč siĂšgent des reprĂ©sentants du personnel syndicats au pro rata des Ă©lections professionnelles. L’autre partie c’est l’administration. En gĂ©nĂ©ral la commission est prĂ©sidĂ©e par un prĂ©fet dont la voix fait basculer l’élection des parfois il y avait iniquitĂ© entre les voix de l’administration et des syndicats. En thĂ©orie les reprĂ©sentants sont lĂ  pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts du personnel mais en rĂ©alitĂ© tous les responsables syndicaux se servent sur l’octroi des grades et des mutations. Ils se servent eux et pour le personnel il y a les restes. Donc comme ils siĂšgent aussi en conseil de discipline l’intĂ©gralitĂ© du systĂšme est tenu. AprĂšs au quotidien il y a du harcĂšlement, il y a tellement de rĂšglements dans la police qu’ils peuvent systĂ©matiquement trouver quelque chose Ă  vous reprocher. Ils font parfois des contrĂŽles de chaussettes, qui sont censĂ©es ĂȘtre noires, donc si elles sont grises on vous met un rapport. ForcĂ©ment quand on vous a dans le collimateur on peut vous faut savoir qu’une sanction administrative Ă  partir du blĂąme elle paralyse l’avancement, on ne peut ĂȘtre ni avancĂ© ni mutĂ© pendant 3 ans. Votre carriĂšre peut se retrouver gelĂ©e sauf si c’est une mutation disciplinaire donc naturellement les gens n’ont pas envie de s’opposer Ă  la hiĂ©rarchie donc psychologiquement ils s’efforcent d’approuver et de faire corps avec l’institution pour faire semblant de se convaincre qu’ils approuvent la politique de sĂ©curitĂ©. »Le systĂšme de sanction disciplinaire et d’avancement est complĂštement verrouillĂ© par la hiĂ©rarchie. Un supĂ©rieur peut vous mettre une sanction sans que vous ayez rĂ©ellement de pouvoir pour la contester. Ces sanctions vont venir geler l’avancement du fonctionnaire. Pendant 1, 2 ans, il ne pourra ĂȘtre mutĂ©, son salaire sera gelĂ© et il ne pourra monter en grade. Le fonctionnaire a donc tout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre bien vu par sa hiĂ©rarchie. De plus, le fonctionnaire ne dispose quasiment d’aucune chance de gagner Ă  l’IGPN s’il dĂ©pose plainte contre sa hiĂ©rarchie. Plus de 90% des condamnations Ă  l’IGPN concernent des fonctionnaires qui vont porter atteinte au crĂ©dit et renom de la police nationale, qui vont faire de l’insubordination par rapport Ă  leur hiĂ©rarchie, etc
. On pourrait croire qu’une institution comme l’IGPN existe en prioritĂ© pour rĂ©gler les diffĂ©rents entre citoyens et police, mais ces affaires reprĂ©sentent moins de 10% des missions contradictoires, l’exemple de la lutte antidrogue L’économie des stupĂ©fiants reprĂ©sente une part croissante du paysage Ă©conomique français, si importante que l’INSEE a dĂ©cidĂ© en 2018 de l’introduire dans le calcul du PIB. Le chiffre d’affaires des stupĂ©fiants s’élĂšve Ă  2 milliards d’euros en 2018. Le nombre de consommateurs quotidiens est Ă©galement en augmentation constante +150000 usagers quotidiens entre 2010 et 2014. L’économiste Christian Benlahda est parvenu Ă  estimer le nombre de salariĂ©s ». Il estime que 236000 personnes sont impliquĂ©es Ă  l’échelle nationale 1096 tĂȘtes de rĂ©seau, 132649 revendeurs, et les petites mains comme les nourrices », guetteurs », etc
.Pour rappel, la campagne prĂ©sidentielle de 2017 a Ă©tĂ© marquĂ©e par la visite d’une usine du groupe Whirpool par les deux candidats prĂ©sents au 2nd tour. Il Ă©tait question de 280 emplois menacĂ©s. L’industrie de la drogue reprĂ©sente 842 usines Whirpool rĂ©parties dans toute la France et emploie les mĂȘmes catĂ©gories de personnes. On voit ici l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique de ce commerce qui, mĂȘme illĂ©gal, ne peut ĂȘtre menacĂ© par les pouvoirs publics car il permet la survie d’une part considĂ©rable de la population française. Plusieurs articles mettent en Ă©vidence la nĂ©cessitĂ© pour les policiers de mĂ©nager leurs efforts en matiĂšre de lutte contre le trafic de stupĂ©fiants dans certaines villes. Vous les retrouverez en nouvelle doctrine de maintien de l’ordre en France L’instrumentalisation du mouvement des Gilets jaunes » s’opĂšre dĂšs les premiĂšres manifestations. L’Etat tente de le prĂ©senter comme un mouvement dĂ©lictuel, axĂ© autour de la destruction des biens publics et privĂ©s sans revendications politiques rĂ©elles, juste une volontĂ© de chaos. Aussi un but pĂ©cunier avec les pillages qui sont systĂ©matiquement mis en avant. Christophe Castaner, Ă  l’époque ministre de l’intĂ©rieur, dĂ©clare Demain je le dis, ceux qui viennent manifester dans les villes oĂč il y a de la casse qui est annoncĂ©e savent qu’ils seront complices de ces manifestations-lĂ . »Le terme casseur » est devenu un Ă©lĂ©ment de langage incontournable du gouvernement d’Emmanuel Macron. On le retrouve dans la premiĂšre phrase du nouveau schĂ©ma national de maintien de l’ordre SNMO, publiĂ© le 16 septembre 2020 par le ministĂšre de l’intĂ©rieur, sous l’autoritĂ© de Gerald Darmanin. L’infiltration plus systĂ©matique de casseurs au sein des cortĂšges a conduit les forces Ă  adapter leur doctrine de gestion des manifestations. [
] » Dans l’introduction du document, on retrouve des rĂ©fĂ©rences Ă  des mouvements de contestation rĂ©volutionnaires ou sĂ©ditieux, qui s’opĂšrent autour de la volontĂ© de provoquer un maximum de dĂ©gĂąts ou de dĂ©sordre. » Ce SNMO vise Ă  fluidifier l’action des policiers qui interviennent en maintien de l’ordre MO sans toutefois y trouver de nouvelles mesures. C’est plus un rĂ©sumĂ© du droit du MO. Il regroupe des mesures plus ou moins rĂ©centes par exemple l’interdiction ponctuelle du port d’objets pouvant constituer une arme 123-75 en vertu duquel les policiers confisquent rĂ©guliĂšrement des protections, etc
On y retrouve l’organisation de la chaine de commandement en MO le prĂ©fet de police est Responsable de l’Ordre Public ROP et fixe les grandes orientations pour le service d’ordre. Le directeur du service d’ordre DSO, gĂ©nĂ©ralement le chef territorial de la police, assure la direction des opĂ©rations de MO. Il peut diriger depuis son centre opĂ©rationnel ou sur place. Le DSO peut dĂ©signer plusieurs chefs de secteur opĂ©rationnel CSO. Ils disposent d’une marge d’initiative tactique en s’appuyant sur les forces engagĂ©es. Ils fixent au commandant de la force publique CFP la mission et les objectifs affĂ©rents. Le CFP opĂšre dans le cadre des objectifs et limites fixĂ©es par DSO/CSO. Enfin, le DSO/CSO dĂ©cide, hors cas de lĂ©gitime dĂ©fense, de l’emploi de la force et de l’usage des voit que la chaine de commandement est trĂšs fragmentĂ©e. Les dĂ©cisions sont prises Ă  partir de l’échelon DSO/CSO. Les unitĂ©s de terrain, encadrĂ©es par le CFP ne disposent que de trĂšs peu d’initiative. Les policiers opĂšrent Ă  l’aveugle » devant se fier aux ordres et ne disposant pas d’une vue d’ensemble du dispositif leur permettant d’évaluer correctement leur chaine de commandement en maintien de l’ordre Dans mon entretien avec [///////], j’ai abordĂ© la question de la chaine de commandement en MO. Il en ressort que l’intervention en MO est trĂšs supervisĂ©e par la hiĂ©rarchie, le policier n’est pas vraiment libre d’intervenir Ă  Ă©chelle individuelle. [///////] Les policiers n’ont pas vraiment de libertĂ© d’action en manifestation. Les consignes qui sont donnĂ©es ce sont souvent des rĂ©quisitions qui permettent dĂ©jĂ  de fouiller les manifestants, de les contrĂŽler aux abords des rues, de procĂ©der Ă  des filtrages. Ensuite des consignes de verbalisations participation Ă  un attroupement, si toutefois ils sont porteurs d’un Ă©lĂ©ment de flagrance. Aujourd’hui on peut Ă©galement les verbaliser en raison de l’Etat d’urgence sanitaire. Ensuite, quand il y a un ordre de dispersion quand le prĂ©fet a Ă©mis un arrĂȘtĂ© d’interdiction, alors ils rĂ©alisent les 3 sommations avant la dispersion par la force. Ils ont une libertĂ© d’action dans le cadre des ordres qui leurs sont donnĂ©s mais quand on leur donne l’ordre d’engager la force publique ils doivent le faire. Donc on a les gaz lacrymogĂšnes, les coups de matraque etc
 En revanche tout ce qui est LBD, Taser etc
 en principe c’est uniquement en cas de lĂ©gitime dĂ©fense, donc un peu plus compliquĂ© mais de toutes façons les enquĂȘtes judiciaires n’aboutissent pas. Pour finir je retiendrais un sentiment d’impunitĂ©, une forme d’anarchie dans l’utilisation des moyens rĂ©pressifs. »La loi sĂ©curitĂ© globale » et la privatisation de la sĂ©curitĂ© publique La loi sur la sĂ©curitĂ© globale a Ă©tĂ© adoptĂ©e le 15 avril 2021. Cette s’inscrit dans une logique de privatisation de la police dĂ©jĂ  en place depuis plusieurs annĂ©es. En effet, de nombreuses dispositions viennent renforcer les pouvoirs des polices municipales et des agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e, en leur confiant des prĂ©rogatives jusqu’alors rĂ©servĂ©es aux forces de police nationale et de gendarmerie. L’idĂ©e directrice est de faire assumer aux acteurs privĂ©s le coĂ»t de leur propre sĂ©curitĂ©. La police servirait uniquement aux affaires criminelles narcotrafic, homicides, et justement MO et non plus Ă  la sĂ©curitĂ© publique SP.C’est l’objet de ma derniĂšre question Ă  [///////] qui rĂ©pond Il se trouve que depuis la RGPP RĂ©forme GĂ©nĂ©rale des Politiques Publiques sous Nicolas Sarkozy, les moyens de SP ont Ă©tĂ© mutualisĂ©s. Ils ont regroupĂ© les commissariats, crĂ©e des districts etc
 pour Ă©conomiser des moyens, et finalement la police nationale ne s’intĂ©resse plus Ă  la SP. Aujourd’hui la SP, ce qu’on appelle les commissariats, vont ĂȘtre relĂ©guĂ©s Ă  la police municipale et aux entreprises de sĂ©curitĂ© privĂ©e. A Disney par exemple, les agents de sĂ©curitĂ© sont armĂ©s depuis la vague d’attentats. La police va devenir une police fĂ©dĂ©rale d’ailleurs la DGSI c’est ce qu’on appelle le FBI Ă  la française » donc on a toujours eu ce complexe d’infĂ©rioritĂ© par rapport aux amĂ©ricains. Ils le gouvernement vont garder le MO, l’intervention c’est-Ă -dire le GIGN, RAID etc
, le renseignement et la police judiciaire narcotrafic, enquĂȘtes criminelles nationales etc
 c’est-Ă -dire le comme le FBI. Effectivement la SP, en tout cas pour ce qui est de la police, n’intĂ©resse plus le ministĂšre de l’intĂ©rieur. »Bibliographie - SchĂ©ma national de maintien de l’ordre Bugnon, Le constat mĂ©dical comme outil de visibilisation et dĂ©nonciation des violences policiĂšres ? » Alexandre Langlois, L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements de la police nationale »- Noam Anouar, La France doit savoir »- Rapport de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration, Rapport sur l’enregistrement des plaintes par les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure » Le Monde, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire » Retouche de la lettre du prĂ©fet Grimaud Le Figaro, Banlieue, la lutte antidrogue affecte le paiement des loyers »

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196 Gervais B. a posĂ© une question dans les catĂ©gories Comparaison de poste Ă  Virgile G. Officier De Police En CRS, Minist
 “ Quel est la diffĂ©rence entre les CRS avec des casque Ă  bande jaune et les CRS avec des casque Ă  bande bleue ? ” 11/12/2018 Officier De Police En CRS, MinistĂšre De L'IntĂ©rieur Bonjour Gervais, Les fonctionnaires de police arborant, sur une situation de maintien de l'ordre, une bande bleue appartiennent Ă  des forces locales de la prĂ©fecture de police ou de la direction centrale de la sĂ©curitĂ© publique. Ils rĂ©alisent une mission de maintien de l'ordre sur leur dĂ©partement, mais ne relĂšvent pas de la direction centrale des compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© Ă  compĂ©tence nationale. Le casque Ă©quipĂ© d'une bande jaune est le signe distinctif des CRS depuis 1969. Il s'agissait de les diffĂ©rencier des autres forces de l'ordre, Ă  l'issue des Ă©vĂ©nements de mai 1968, afin qu'ils ne soient pas accusĂ©s Ă  tort de violence policiĂšre. 05/08/2019 Les lignes bleues ayant le mĂȘme uniforme ainsi que les memes missionss que les crs sont les compagnies d interventions. 07/02/2020 Officier De Police En CRS, MinistĂšre De L'IntĂ©rieur A Paris, les CI Compagnie d'Intervention sont effectivement le pendant des CRS. En province, tous les effectifs des commissariats locaux de sĂ©curitĂ© publique arborent Ă©galement ce casque Ă  bandes bleues. Trouvez-vous cette discussion utile ? Merci pour votre retour ! Si vous ĂȘtes prĂȘt Ă  postuler - Postuler Merci pour votre retour Retour ... ou entamez une nouvelle discussion Retour RecommandĂ©
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MĂ©daille commĂ©morative des opĂ©rations de sĂ©curitĂ© et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord Ordonnance 35,50 € Description Fabrication artisanale MĂ©tal Bronze florentin Ruban blanc, rouge et bleu en verticalDĂ©coration vendue dans son Ă©crin Face de 31 mm de diamĂštre, elle prĂ©sente l'effigie de la RĂ©publique coiffĂ©e d'un casque, cerclĂ©e des mots RĂ©publique française ». Vendue avec la barrette "AlgĂ©rie". Sur demande vendue avec barrettes "Maroc" et "Tunisie" offertes. Revers l’inscription MĂ©daille commĂ©morative opĂ©rations de sĂ©curitĂ© et maintien de l'ordre » est entourĂ©e d'une couronne de chĂȘne et d'olivier. Les mĂ©tiers de la monnaie L'ÉMAILLEUR Les Ă©mailleurs de la Monnaie de Paris perpĂ©tuent la technique traditionnelle de l’émail grand feu. L'Ă©mailleur reçoit une dĂ©coration, un bijou ou une mĂ©daille frappĂ© prĂ©sentant des alvĂ©oles. Il y insĂšre, au porte-plume, Ă  l'aiguille ou au pinceau, de l’émail qu’il aura prĂ©parĂ© lui-mĂȘme. Il maitrise la fixation des poudres d'Ă©mail de diffĂ©rentes couleurs par de courtes cuissons successives Ă  900 degrĂ©s L'ESTAMPEUR L'estampeur est la personne en charge de la frappe des mĂ©dailles. Il transforme un flan en une mĂ©daille ou dĂ©coration civile ou militaire il alterne frappe pour rĂ©vĂ©ler le relief et recuit pour redonner son Ă©lasticitĂ© au mĂ©tal. Le flan est frappĂ© autant de fois que nĂ©cessaire, en fonction du diamĂštre, de la profondeur et du dĂ©tail de la gravure. LE GRAVEUR Le graveur rĂ©alise avec talent un modĂšle en bas relief en pĂąte Ă  modeler industrielle, puis en plĂątre Ă  partir de son dessin main levĂ©e ou Dessin AssistĂ© par Ordinateur afin de magnifier sa gravure et l’accroche de la lumiĂšre. Il alterne le travail en creux et en relief jusqu’à un rendu optimal. Le graveur pratique les techniques ancestrales de la taille directe et pour laquelle il se fabrique ses propres outils.

CasquesMoto « Police ». ACS, un des leaders français du casque moto depuis plus de 30 ans dans le marché du 2 roues. Les casques moto sont utilisés par certaines administrations françaises (Armée, La Poste, Polices Municipales) et

Les Compagnies RĂ©publicaines de SĂ©curitĂ©, CRS, ont Ă©tĂ© créées en 1944 et dĂ©pendent de la Direction GĂ©nĂ©ral de la Police Nationale, DGPN. Elles sont majoritairement actives en milieu urbain en France mĂ©tropolitaine et en AlgĂ©rie entre 1955 et 1962 en tant qu’unitĂ©s de sĂ©curitĂ©s mobiles terme dĂ©signant indiffĂ©remment une CRS de la Police nationale ou un EGM de la Gendarmerie nationale.Les CRS sont un des Ă©lĂ©ments de la force publique composĂ© d’unitĂ©s mobiles de police placĂ©es sous l’autoritĂ© du ministre de l’intĂ©rieur. Elles constituent une direction active de la police nationale. Elles sont spĂ©cialisĂ©es dans le maintien et le rĂ©tablissement de l’ordre public sur l’ensemble du territoire. Elles participent aussi Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre, au secours en montagne ou sur les plages ainsi qu’à la plupart des missions de la Police. Ils sont facilement identifiables par leur Ă©cusson CRS et par les bandes jaunes sur les casques. En 2018, les CRS sont composĂ©es 13,100 hommes et femmes pour une soixantaine de compagnies de 130 policiers chacune. Il sont Ă©quipĂ©s de toutes les armes de maintien de l’ordre ainsi que des fusils HK, sniper et d’engins lanceurs Ă  eau. Les compagnies 60 compagnies de "service gĂ©nĂ©ral" 2 compagnies de montagnes 9 compagnies autoroutiĂšres 6 compagnies motocyclistes 1 compagnie de protection des personnalitĂ©s Chaque compagnie est divisĂ©e en 5 sections 1 section de commandement 2 sections d'appui et de manƓuvres SAM 2 sections de protection et d'intervention SPI Une des deux SPI est une SPI 4G pour 4° gĂ©nĂ©ration qui comprend un armement et des protections spĂ©cifiques Ă  la lutte anti-terroriste ainsi que l’infirmier de compagnie. Cette section ne possĂšde pas forcĂ©ment les bandes jaune sur le casque et son insigne est souvent en noir et blanc pour plus de sections SAM et SPI sont sous divisĂ©es en trois groupes A, B et C C pour le commandement de la section. Composition d’une CRS Ă  4 sections Composition d’une CRS 1 commandant de police, commandant de la CRS 1 capitaine de police 2 lieutenants de police 1 Ă  4 majors de police 10 Ă  20 brigadiers-chef de police 5 Ă  10 brigadiers de police 100 Ă  150 gardiens de la paix Liste des CRS Les sections SMS, sections des moyens spĂ©cialisĂ©s, peuvent se greffer aux compagnies en mettant en oeuvre certains Ă©quipements comme les engins lanceur Ă  eau. Les Compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© sont composĂ©es d’un Ă©chelon central, et d’une soixantaine de compagnies rĂ©parties sur le territoire français, en suivant les diffĂ©rentes zones de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Île-de-France - Paris Hauts-de-France - Lille Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie, Pays de la Loire - Rennes Nouvelle-Aquitaine - Bordeaux Corse, Occitanie, Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur - Marseille Auvergne-RhĂŽne-Alpes - Lyon Grand Est, Bourgogne-Franche-ComtĂ© - Strasbourg
Leministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Vu le code de procédure pénale ; Vu le code du travail, notamment ses articles L. 230-2 et L. 23
Le ministĂšre de l'IntĂ©rieur a publiĂ© jeudi son nouveau schĂ©ma national du maintien de l'ordre, dont GĂ©rald Darmanin avait prĂ©sentĂ© la semaine passĂ©e les principaux des mois Ă  plancher sur le sujet, le ministĂšre de l'IntĂ©rieur a publiĂ©, jeudi 17 septembre, le document relatif Ă  la nouvelle doctrine du maintien de l'ordre, qui vise, selon GĂ©rald Darmanin, Ă  "adapter" la gestion des manifestations en France. PrĂ©sentĂ©es comme une "Ă©tape cruciale dans la pratique du maintien de l'ordre en France", les mesures valident notamment l'usage des armes de force intermĂ©diaire. Ce schĂ©ma national du maintien de l'ordre SNMO vise Ă  mettre fin aux polĂ©miques Ă  rĂ©pĂ©tition, depuis prĂšs de deux ans, concernant l'utilisation de la force par la police, en particulier lors des mobilisations des "gilets jaunes". Plusieurs personnes ont Ă©tĂ© gravement blessĂ©es par des tirs de lanceurs de balles de dĂ©fense LBD et de grenades. Voici ce qu'il faut savoir sur ce SNMO. De nouvelles grenades L'une des principales nouveautĂ©s prĂ©sentĂ©es dans ce document n'en est pas une. Le modĂšle de grenade Ă  main de dĂ©sencerclement GMD avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© remplacĂ© depuis quelques semaines par un nouveau type, rĂ©putĂ© moins dangereux, la grenade Ă  Ă©clats non lĂ©taux GENL, dont les commandes ont Ă©tĂ© passĂ©es dĂšs 2019. ClassĂ©e comme arme de catĂ©gorie A2, et donc comme "matĂ©riel de guerre", selon le site spĂ©cialisĂ© Maintien de l'ordre, ce nouveau modĂšle dispose d'un bouchon allumeur responsable des blessures les plus graves qui ne saute plus, restant solidaire du corps de la grenade, qui demeure intact aprĂšs la dĂ©tonation. Quand elles explosent, les GENL, fabriquĂ©es par la sociĂ©tĂ© d'armement et d'Ă©tude Alsetex, produisent un bruit trĂšs lĂ©gĂšrement infĂ©rieur Ă  celui des GMD et projettent 18 petits galets de caoutchouc de 10 grammes chacun Ă  une vitesse moyenne de 342 km/h, contre 450 km/h pour le modĂšle prĂ©cĂ©dent. Comme pour la GMD qu'elle remplace, la doctrine d'emploi prĂ©voit un usage uniquement Ă  la main, en la faisant rouler au sol, et proscrit tout lancer en cloche, pour un "rayon d'efficacitĂ© de 5 Ă  10 mĂštres", contre 15 mĂštres pour la prĂ©cĂ©dente grenade. Le SNMO mentionne par ailleurs l'achat de matĂ©riel dĂ©diĂ© au maintien de l'ordre. "VĂ©hicules de commandement, engins lanceurs d'eau, vĂ©hicules blindĂ©s, matĂ©riels d'intervention et de protection, matĂ©riels radio...", liste-t-il. L'usage des LBD encadrĂ© Le DĂ©fenseur des droits ainsi que plusieurs ONG demandent depuis des annĂ©es le retrait de cette arme de l'arsenal policier, sans succĂšs. Selon la nouvelle version de la doctrine, l'usage des lanceurs de balles de dĂ©fense est maintenu, mais mieux encadrĂ©. ConcrĂštement, les tireurs devront dorĂ©navant ĂȘtre assistĂ©s d'un "superviseur" chargĂ© notamment d'"Ă©valuer la situation d'ensemble et les mouvements des manifestants, de s'assurer de la comprĂ©hension des ordres par le tireur et de dĂ©signer l'objectif", est-il Ă©crit dans le document du ministĂšre. Comme indiquĂ© dans un rapport du SĂ©nat PDF sur l'usage des LBD dans le cadre du maintien de l'ordre, datĂ© de fĂ©vrier 2019, c'est Ă©galement lui qui donne l'ordre de tirer. Car cela n'a rien de nouveau pour les CRS et les gendarmes mobiles porteurs de LBD, dĂ©jĂ  soumis Ă  la prĂ©sence d'un superviseur. La mesure est en rĂ©alitĂ© Ă©tendue aux effectifs de sĂ©curitĂ© publique et aux Brigades de rĂ©pression de l'action violente Brav, composĂ©es notamment des Brigades anti-criminalitĂ© Bac. "Ça ne se fait pas de gaietĂ© de cƓur, parce que lĂ  oĂč il fallait un policier avant, maintenant il en faut deux", a rĂ©agi une source au ministĂšre de l'IntĂ©rieur, citĂ©e par LibĂ©ration article payant. Enfin, le texte prĂ©cise que le superviseur pourra ĂȘtre porteur d'une camĂ©ra-piĂ©ton, dans la continuitĂ© de l'instruction du 23 janvier 2019 visant, Ă  l'Ă©poque, Ă  en doter les porteurs de LBD "dans toute la mesure du possible". Les porteurs de camĂ©ra sont invitĂ©s "dans tous les cas ... Ă  enregistrer les conditions dans lesquelles le LBD a Ă©tĂ© utilisĂ©". Mais pour Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS et spĂ©cialiste du maintien de l'ordre citĂ© par franceinfo, "on va naviguer dans des eaux troubles en ce qui concerne l'usage du LBD. Est-ce une arme de maintien de l'ordre ou seulement une arme de lĂ©gitime dĂ©fense ? L'ambiguĂŻtĂ© n'est pas tout Ă  fait levĂ©e encore", a-t-il estimĂ© le 11 septembre, Ă  la suite de la prĂ©sentation des principales mesures du SNMO par le ministre de l'IntĂ©rieur, GĂ©rald Darmanin. InterrogĂ© dans LibĂ©ration, il a encore pointĂ© "l'ambiguĂŻtĂ© de la prĂ©sence de cette arme en maintien de l'ordre, censĂ© ĂȘtre de la gestion de foule". "Quelles que soient les conditions d'usage, ça reste une arme qui vise un individu et un seul", a-t-il exposĂ©, expliquant notamment son maintien dans l'arsenal des forces de l'ordre par la "pression syndicale". Des unitĂ©s plus "mobiles" Pour "mettre fin aux exactions" et rĂ©pondre Ă  "l'infiltration plus systĂ©matique de casseurs au sein des cortĂšges", une plus grande mobilitĂ© des forces de l'ordre est un "impĂ©ratif", Ă©crit le ministre de l'IntĂ©rieur, en prĂ©ambule du texte. Des unitĂ©s "spĂ©cialement constituĂ©es" disposant d'un "grand pouvoir de mobilitĂ©" pourront ĂȘtre mises en place. Une "contribution grandissante des unitĂ©s hors unitĂ©s de force mobile" est aussi soulignĂ©e. Se pose alors la question de la formation au maintien de l'ordre lors des manifestations de ces policiers. Si on leur demande "de prendre part Ă  un dispositif de maintien de l'ordre pour y faire ce qu'ils font en police urbaine, pour faire du 'saute-dessus', ce sera un problĂšme", commente Fabien Jobard dans LibĂ©ration. Le document du ministĂšre de l'IntĂ©rieur aborde ce point en indiquant que les unitĂ©s spĂ©cialement constituĂ©es "bĂ©nĂ©ficient de formations adĂ©quates, tant pour leurs propres modes d'action que pour leur interopĂ©rabilitĂ© avec les unitĂ©s de forces mobiles". Enfin, les acteurs traditionnels du maintien de l'ordre bĂ©nĂ©ficieront quant Ă  eux de la crĂ©ation de 300 postes de gendarmes mobiles. Ces derniers "bĂ©nĂ©ficient de prĂšs de 60% de la hausse des effectifs annoncĂ©s", relĂšve le journal L'Essor de la gendarmerie. Un effort de communication avec les manifestants La nouvelle doctrine prĂ©voit aussi une "modernisation des sommations", avec notamment l'ajout de la phrase "Quittez immĂ©diatement les lieux", en plus des traditionnelles indications, afin d'"exprimer plus explicitement ce qui est attendu de la part des manifestants". Evoquant ce point sur Twitter, le journaliste Maxime ReyniĂ©, fondateur du site Maintien de l'ordre, a estimĂ© qu'"en clair, ça ne changera rien. Toujours trois messages qu'on n'entendra jamais au milieu de la foule, des cris, etc.". Et si les forces de l'ordre seront Ă©quipĂ©es, selon le document, de nouveaux matĂ©riels comme des "haut-parleurs de forte puissance" ou des "panneaux Ă  message variable", pour mieux informer les manifestants, le journaliste en pointe les limites, dĂ©crivant des panneaux "illisibles car trop loin, ou trop de lacrymos, ou cassĂ©s". Quant Ă  l'utilisation des rĂ©seaux sociaux pour faire passer ces informations au cours des mobilisations, elle est "inutile" puisque "personne ne [les] regarde en participant Ă  une manif". Dans le cadre de cet effort de communication, un "dispositif de liaison et d'information" doit aussi ĂȘtre mis en place entre policiers et organisateurs. "Ces Ă©changes rappelleront aussi la nĂ©cessitĂ© pour les orgas de se dĂ©solidariser rapidement des 'casseurs'", analyse encore Maxime ReyniĂ© sur Twitter. Le journaliste y voit "un cĂŽtĂ© tactique pour faciliter l'intervention mais aussi ... politique pour bien sĂ©parer les gentils et les 'casseurs' encore plus, et au sein mĂȘme des cortĂšges entre militants, et Ă©viter les 'convergences' qu'on a pu voir plusieurs fois." Plus de transparence Affichant aussi la volontĂ© d'une plus grande "transparence" dans l'action des forces de l'ordre, le texte souligne que toutes les unitĂ©s porteuses d'un uniforme devront avoir un marquage dans le dos pour permettre leur identification. Cela s'ajoutera "port du RIO" le rĂ©fĂ©rentiel des identitĂ©s et de l'organisation, un numĂ©ro qui identifie le policier, "y compris sur la tenue de maintien de l'ordre", souligne le document. Cependant, en dĂ©cembre dernier, LibĂ©ration relevait dĂ©jĂ  de nombreux manquements Ă  la loi concernant le RIO. "Les Ă©lĂ©ments de la tenue nĂ©cessaires au maintien de l'ordre ne disposent pas d'emplacement pour mettre le RIO, ou parfois, le cachent", affirmait Philippe Capon, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d'Unsa Police. Le dernier SNMO n'aborde pas ce problĂšme. En revanche, le ministre de l'IntĂ©rieur souhaite interdire la diffusion des visages non floutĂ©s du personnel, et ce, alors que le port de la cagoule reste interdit. Une place "particuliĂšre" pour les journalistes Le SNMO insiste aussi sur la nĂ©cessitĂ© de reconnaĂźtre la "place particuliĂšre des journalistes au sein des manifestations". Le texte pointe notamment leur droit Ă  "porter des Ă©quipements de protection, dĂšs lors que leur identification est confirmĂ©e et leur comportement exempt de toute infraction ou provocation". Pour autant, le texte rappelle "que le dĂ©lit constituĂ© par le fait de se maintenir dans un attroupement aprĂšs sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d'associations". "Ils doivent, comme n'importe quel citoyen, obtempĂ©rer aux injonctions des reprĂ©sentants des forces de l'ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelĂ©s Ă  se disperser."
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Par avec AFPPubliĂ© le 20/01/2021 Ă  10h43 Des policiers d'un nouveau genre vont s'inviter dans les manifestations pour apaiser les tensions en isntaurant un dialogue permanent avec les organisateurs D'ici quelques semaines, des policiers d'un nouveau genre vont s'inviter dans les manifestations. Sans bouclier, ni casque ou LBD mais avec un simple brassard siglĂ© "Liaison et information" et une dĂ©licate mission apaiser les tensions par un dialogue permanent avec les organisateurs. "Un nouveau mĂ©tier de la police"Toulouse, Marseille, Mulhouse,... Venus de toute la France, une quarantaine de policiers ont suivi cette semaine Ă  Paris la toute nouvelle formation des futures "Ă©quipes de liaison et d'information" ELI dont la premiĂšre apparition dans les cortĂšges est prĂ©vue dĂšs mars. DerriĂšre cet acronyme se cache l'une des mesures annoncĂ©es dans le nouveau schĂ©ma national du maintien de l'ordre SNMO , prĂ©sentĂ© en septembre par le ministre de l'IntĂ©rieur GĂ©rald Darmanin. InitiĂ©e par son prĂ©dĂ©cesseur Christophe Castaner, cette rĂ©flexion se prĂ©sente comme une rĂ©ponse aux polĂ©miques Ă  rĂ©pĂ©tition sur la gestion controversĂ©e par les forces de l'ordre des manifestations , trĂšs rĂ©guliĂšrement Ă©maillĂ©es de heurts ces derniĂšres annĂ©es avec plusieurs personnes gravement blessĂ©es par des tirs de LBD et de grenades."C'est un nouveau mĂ©tier de la police", rĂ©sume Bertrand Chamoulaud, conseiller doctrine du directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale. "Depuis une dizaine d'annĂ©es, on constate une permĂ©abilitĂ© des manifestations au phĂ©nomĂšne des violences urbaines, il faut donc nous adapter", prĂ©cise Philippe Lutz, directeur central du recrutement et de la formation de la police nationale. ConcrĂštement, des Ă©quipes de deux ou trois policiers, identifiĂ©s par un brassard bleu ciel, auront pour mission exclusive de rester en contact permanent avec les organisateurs des manifestations, rencontrĂ©s en amont lors de rĂ©unions prĂ©paratoires. L'objectif est d'utiliser ces "points de contact" pour informer le reste du cortĂšge des actions de la police, comme l'imminence d'une charge, en lien avec le directeur des opĂ©rations du maintien de l' les policiers devront faire remonter les informations recueillies auprĂšs de leurs interlocuteurs sur le terrain, comme la modification d'un itinĂ©raire, l'arrĂȘt du cortĂšge pour des prises de parole publiques ou la prĂ©sence de fauteurs de troubles. "Quand on utilise les lacrymogĂšnes sur les casseurs, les manifestants ne le comprennent pas toujours et cette incomprĂ©hension crĂ©e des tensions inutiles avec des gens pacifiques qui finissent par venir au soutien des casseurs parce que nous n'avons pas su expliquer", souligne Bertrand Chamoulaud."Messagers"Ce dispositif saura-t-il composer avec la nouvelle typologie des manifestations, sans leader ni organisateur vĂ©ritablement dĂ©signĂ©, dans le sillage des "gilets jaunes"? "MĂȘme dans les mouvements plus spontanĂ©s, comme les Ă©tudiants, les lycĂ©ens, il y a de fait des meneurs. Charge Ă  nous de trouver ceux les plus Ă  mĂȘme d'ĂȘtre des porte-parole", pointe encore ce dernier."Avant, avec les manifestations de la CGT ou de FO, il y avait leurs services d'ordre et un balisage, ça se passait trĂšs bien. Aujourd'hui, elles ne sont parfois pas autorisĂ©es et c'est beaucoup plus compliquĂ© car les manifestants sont dĂ©terminĂ©s Ă  en dĂ©coudre", concĂšde Bruno, brigadier-chef Ă  Toulouse, participant Ă  la formation. Les policiers de ces unitĂ©s pourront conserver leur arme de service, un gilet pare-balles, leur bĂąton tĂ©lescopique et des bombes lacrymogĂšnes, mais seront en civil et non en tenue de maintien de l'ordre. Seul leur brassard les distinguera des policiers infiltrĂ©s dans la foule, chargĂ©s d'identifier et d'interpeller les casseurs. DLes exigences de formation et de contrĂŽle matiĂšre en de maintien de l’ordre doivent ĂȘtre renforcĂ©es a)Une nĂ©cessaire harmonisation des formations au maintien de l’ordre 1. Pour les unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es en maintien de l’ordre 2. Pour les unitĂ©s non spĂ©cialisĂ©es b)La chaĂźne de commandement du dispositif du maintien de l’ordre Retour au menu catalogues Note Les Photographies ne sont pas libres de droits ; toute utilisation sans l'accord express du webmaster sera poursuivie pĂ©nalement. Remerciements La veste modĂšle 1936 Gardien de la Paix est une rĂ©plique confectionnĂ©e par Mme Jeanne-Marie Vestigo styliste en retraite ; merci Ă©galement Ă  Serge de chez BALSAN Paris 15Ăšme pour ses prĂ©cieux conseils. POLICE D'ETAT Uniformes du Gardien de la Paix des Groupes Mobiles de RĂ©serve GMR de la Police Nationale de 1941 Ă  1944 veste modĂšle 36 Gardien de la Paix des GMR tenue de service. Gardien de la Paix des GMR tenue de maintien de l'ordre. Gardien de la Paix des GMR. Gardien de la Paix des GMR tenue hiver avec pĂšlerine. Gardien de la Paix des GMR en tenue hiver avec capote. Gardien de la Paix des GMR en tenue de circulation. SÛRETE NATIONALE Uniformes du Gardien de la Paix des Compagnies RĂ©publicaines de SĂ©curitĂ© de la SĂ»retĂ© Nationale de 1944-1966. Tenue de service de 1944 Ă  1945. Tenue de Maintien de l'ordre de 1944 Ă  1945. Tenue de service de 1946 Ă  1963. Tenue de service Hiver de 1946 Ă  1963. Tenue de Maintien de l'Ordre de 1946 Ă  1947 Tenue de Maintien de l'Ordre de 1948 Ă  1959. Tenue guerre d'AlgĂ©rie 1954-1962 Tenue de patrouille guerre d'AlgĂ©rie 1954-1962 Tenue honneur 1945-1963. Tenue honneur 1964-1965 Tenue de service 1964-1965. POLICE NATIONALE Uniformes du Gardien de la Paix des Compagnies RĂ©publicaines de SĂ©curitĂ© de la Police Nationale de 1966 Ă  2005. Tenue de service 1966-1974. Tenue de service Ă©tĂ© 1966-1974. Tenue Ă©tĂ© renfort de Circulation 1966-1974. Tenue renfort de circulation 1966-1974. Tenue de service hiver 1964-1974. Tenue de Maintien de l'Ordre 1960-1968. Tenue de Maintien de l'Ordre 1970-1974 Tenue de service en rangers 1975-1984. Tenue de service 1975-1984. Tenue de service renfort aĂ©roport, contrĂŽle routier, section AutoroutiĂšre 1975-1984. Tenue de service Ă©tĂ© renfort aĂ©roport, contrĂŽle routier et section AutoroutiĂšre 1970-1984. Tenue renfort circulation 1966-1980. Tenue Ă©tĂ© renfort circulation avec rangers 1975-1984. Tenue de Maintien de l'Ordre 1975-1984 Tenue honneur 1966-1984. Tenue de Maintien de l'Ordre 1985-1998. Tenue Ă©tĂ© section routiĂšre 1985-2006. Tenue de Maintien de l'Ordre 1999-2005. Tenue de service 1985-2006. Tenue de service Ă©tĂ© avec rangers 1985-2006. Tenue de service GradĂ©, Brigadier de Police 1966-2006. Tenue de cĂ©rĂ©monie GradĂ©, Brigadier de Police 1966-2006. Tenue hiver de cĂ©rĂ©monie Officier, Lieutenant 1966 Ă  aujourd'hui. Tenue Ă©tĂ© de cĂ©rĂ©monie Officier, Lieutenant 1966 Ă  aujourd'hui. Retour au menu catalogues Denouveau du maintien de l'ordre dans le Var aujourd'hui sans casque, sans bouclier pour tous les collĂšgues engagĂ©s Et les grenades lacry, de Skip to navigation Skip to content Votre sĂ©lection... Recherche pour Mon compte Commande 0,00 € 0 ACCUEIL BOUTIQUE QUI SOMMES-NOUS ? HISTORIQUE REGLEMENTATION LIVRAISON NOS REALISATIONS Police Municipale Police Rurale – Garde champĂȘtre MinistĂšre Centre Français de Secourisme Protection Civile Croix Blanche Croix Rouge Française Ordre de Malte UMPS SantĂ© Centre Technique Municipal Covering Divers CONTACT 0 ART. EN DEVIS Aucun produit dans le panier de devis. 0,00 € 0 Accueil / Marques / ACS 7 rĂ©sultats affichĂ©s CASQUE MAINTIEN DE L’ORDRE 180,00 € HT soit 180,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis CASQUE DNA-FOX 12 BLEU 184,00 € HT soit 184,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis BOUCLIER MAINTIEN DE L’ORDRE 135,00 € HT soit 135,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis CASQUE VELO VTT 1 LED ARRIERE 36,00 € HT soit 36,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis UNIVET 611 57,00 € HT soit 57,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis VISIERE FALCON 47,00 € HT soit 47,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis CASQUE DNA-FOX 12 BLANC 184,00 € HT soit 184,00 € TTC Ajouter au panierAjouter au devis 7 rĂ©sultats affichĂ©s © 2021 Or Equipement tous droits rĂ©servĂ©s Politique de confidentialitĂ© Mentions lĂ©gales Conditions GĂ©nĂ©rales de vente Livraison Menu Lordre public, au sens de la police, est l'ordre matĂ©riel et extĂ©rieur considĂ©rĂ© comme un Ă©tat de fait opposĂ© au dĂ©sordre, l'Ă©tat de paix opposĂ© au trouble. C'est pourquoi, les autoritĂ©s de police ne peuvent agir que si les mesures qu'elles prennent sont rĂ©ellement exigĂ©es par le maintien de l'ordre public. La notion d'ordre public est alors essentielle dans la Contactez-nous au 06 35 56 90 44

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Je vous ai prĂ©sentĂ© dans mon prĂ©cĂ©dent article La doctrine du maintien de l'ordre entre rĂ©pression et mĂ©pris de classe », un historique du maintien de l'ordre en France, l'image de la police nationale en Europe et au niveau international, mais aussi ce qu'est une manifestation sociale et son rĂŽle. Je vous ai surtout prĂ©sentĂ© ce qu'Ă©tait un service d'ordre interne en prenant pour exemple celui de la CGT. Je souhaite ici vous prĂ©senter ce qu'est la doctrine du maintien de l'ordre en Europe, c'est-Ă -dire celle appliquĂ©e avec succĂšs dans la majoritĂ© des pays europĂ©ens et servant, aujourd'hui, de modĂšle. Le GODIAC. Jusqu'en 2010, dans les pays europĂ©ens dont la France, le maintien de l'ordre prĂ©voyait les techniques de contrĂŽles des foules par divers moyens comme un tri des manifestants entre les bons » et mauvais », le nassage des manifestants, et enfin une criminalisation des manifestants enquĂȘtes, arrestation, garde Ă  vue, etc, suivant les modalitĂ©s que l'on connaĂźt que trop bien encore aujourd'hui en France. Ces diffĂ©rentes techniques, accĂ©lĂ©rĂ©es par les mouvements Hooligan d'une part et altermondialistes d'autres part, ont rempli des pages et des pages de blessĂ©s, certains graves, et de dĂ©nonciations dans la plupart des pays europĂ©ens. La prise de conscience des citoyens de ces diffĂ©rents pays dans un premier temps, et des politiques dans un second temps, a contraint plusieurs pays Ă  se rassembler afin d'Ă©changer sur leur doctrine de maintien de l'ordre. Depuis 2010, sauf en France, faisant le constat d'Ă©chec de ce modĂšle du maintien de l'ordre, un changement s'est opĂ©rĂ© basĂ© sur la psychologie des foules soit sur les observations de psychologues sociaux et sociologues, dont on trouve Stephen Reicher en premier rang. Le principe est assez simple les individus adoptent des signes distinctifs associĂ©s Ă  leur groupe lorsqu'ils se trouvent face Ă  un autre groupe. Ils affichent ainsi leur appartenance Ă  leur groupe. La manifestation est composĂ©e d'un groupe d'individus qui, ne se connaissent pas, mais qui Ă©voluent vers une mĂȘme entente symbolique ou rĂ©elle. La manifestation doit sa visibilitĂ© grĂące Ă  son nombre, son message qu'il soit de soutien ou de protestation, etc. Lors d'une manifestation oĂč l'objet est moins bien identifiĂ© ou apparaĂźt des slogans divergents, les manifestants sont plus concentrĂ©s Ă  crĂ©er une cohĂ©sion au sein mĂȘme de la manifestation et de rendre invisibles celles et ceux qui divergent. Les observateurs indiquent d'ailleurs, qu'une manifestation oĂč apparaĂźt des contradictions trop Ă©videntes au sein du cortĂšge se dissout d'elle mĂȘme, avec des manifestants s'opposant entre eux et/ou se dĂ©sintĂ©ressant de la manifestation. Selon cette thĂ©orie, l'usage de la force par la police de maniĂšre indiffĂ©renciĂ©e lors d'une manifestation provoque l'effet inverse. Les manifestants crĂ©ent une solidaritĂ© contre la police qui devient l'identitĂ© commune », au delĂ  des slogans pouvant crĂ©er un clivage au sein du cortĂšge, entre ceux qui manifestent paisiblement et ceux qui ont l'intention d'en dĂ©coudre. Les manifestations des Gilets Jaunes se sont suivies chaque samedi durant plusieurs semaines/mois, non pas du fait d'un message politique commun et, par lĂ , d'une entente commune autour de principaux projets, - il faudrait ĂȘtre plutĂŽt naĂŻf pour le croire - mais parce que l'identitĂ© du groupe se trouvait confortĂ©e, sinon renforcĂ©e, face aux violences policiĂšres et aux dĂ©nis des politiques Ă  ce sujet. Autrement dit, les manifestations des Gilets Jaunes n'ont durĂ© que grĂące aux violences policiĂšres, transcendant lĂ  leurs Ă©ventuels clivages politiques. C'est pour cette raison – entre autre chose – alors que la plupart des pays dĂ©mocratiques maĂźtrisent cette thĂ©orie que la France et son gouvernement ont Ă©tĂ© dĂ©criĂ©s par toutes les institutions internationales et europĂ©ennes. Le projet GODIAC entre aoĂ»t 2010 et juillet 2013 avait pour objectif de construire une nouvelle doctrine du maintien de l'ordre autour de fondamentaux. Le projet a pour origine la SuĂšde et sa Special Police Tactics SPT. On en retrouve les linĂ©aments dans l’approche Deeskalation promue en Allemagne, dans le systĂšme des officiers de dialogue en SuĂšde, l’event police au Danemark, les peace units en Hollande, les liaison officers en Angleterre et la doctrine des trois D dialoguer, dĂ©samorcer, dĂ©fendre en Suisse romande. » Cette nouvelle doctrine issue d'une rĂ©flexion globale de plusieurs pays est dĂ©crite dans le manuel Council Resolution of 3 June 2010 Concerning an Updated Handbook with Recommendations for International Police Cooperation and Measures to Prevent and Control Violence and Disturbances in Connection with Football Matches with an International Dimension, in Which at Least One Member State is Involved » 2010/C 165/01 rĂ©digĂ© en 2010 La doctrine du maintien de l'ordre en Europe – modĂšle KFCD. Rappelons que cette doctrine n'a pas traversĂ© les frontiĂšres françaises. Je n'ai trouvĂ© qu'un article dans un grand mĂ©dia soulignant son intĂ©rĂȘt. Autant dire que ce modĂšle n'est absolument pas Ă  l'ordre du jour. Le modĂšle KFCD », reposant sur plusieurs concepts Knowlegde », Facilitation », Communication », Differentiation » Knowledge C'est certainement le point le plus troublant et le plus totalement inconnu dans le maintien de l'ordre en France qui ne voit que des moyens coercitifs et rĂ©pressifs. Il s'agit de connaĂźtre les manifestants ainsi que sur les potentiels fauteurs de trouble non pas pour un emprisonnement prĂ©ventif » ou des assignations Ă  rĂ©sidence, comme on le voit en France, mais pour comprendre pourquoi la violence d’une minoritĂ© dĂ©bouche ou pas sur une violence collective mais aussi de prendre conscience du besoin pour la police. Si j'ai insistĂ© sur les services d'ordre » des annĂ©es 1980-90, c'est pour ce point particulier les services d'ordre connaissaient les manifestants. Ils connaissaient l'objet de la manifestation, l'origine sociale des manifestants, leurs sens des valeurs et du juste », 
 Bref, ce qui constitue l'identitĂ© du groupe. Ainsi, cette Ă©tape prĂ©paratoire oblige Ă  bien connaĂźtre les groupes de protestataires, leurs buts, stratĂ©gies et dynamiques de contestation. recueillir des informations fiables, afin d'Ă©viter de baser ses stratĂ©gies sur des stĂ©rĂ©otypes ou pire encore des rumeurs. Ces informations permet d'Ă©viter d'arriver en sur-nombre, d'Ă©viter le surĂ©quipement, ou encore une rĂ©ponse disproportionnĂ©e. Enfin, il est nĂ©cessaire de bien transmettre les informations recueillies aux agents qui seront amenĂ©s Ă  intervenir sur le terrain. L'Allemagne n'hĂ©site pas Ă  Ă©diter des petits fascicules Ă  destination des agents, par exemple, cela dĂšs 2010 !. Nous avons, du mal, d'imaginer une telle police en France capable d'analyses, de recueillir des informations de fond, et de lire un fascicule pour leur expliquer le pourquoi et le comment d'une manifestation. Je donnais, comme exemple, deux 1er mai, organisĂ© par les syndicats. Lors du 1er mai 2018 affaire Benalla, Ă  Paris, il y avait selon les chiffres de la prĂ©fecture 1500 policiers pour 20 000 manifestants selon la prĂ©fecture de Police et 55000 selon la CGT. Lors du 1er mai 2019 invention de l'invasion de l'hĂŽpital PitiĂ©-La SalpetriĂšre par Christophe Castaner, alors ministre de l'IntĂ©rieur, le prĂ©fet Lallement a envoyĂ© 7400 policiers pour 16 000 manifestants selon son propre comptage selon un comptage indĂ©pendant, il y avait 40000 manifestants et selon la CGT 80 000 manifestants Ainsi, selon le comptage des pouvoirs publics, le 1er mai 2019, il y avait un policier envoyĂ© pour deux manifestants. De quoi pister les manifestants Ă  l'ombre de l'Ă©lastique de leur culotte. Selon toujours les chiffres de la prĂ©fecture, le 1er mai 2018, malgrĂ© un faible effectif policier, ces derniers ont procĂ©dĂ© Ă  200 arrestations. Le 1er mai 2019, les 7400 policiers ont arrĂȘtĂ© 283 personnes. Bien sĂ»r, selon toujours la mĂȘme prĂ©fecture, tous Ă©taient des casseurs black-blocs ». Or, trois jours plus tard, des 283 arrestations, seulement 103 garde Ă  vue, et au mieux deux condamnations sur les 47 personnes rĂ©ellement dĂ©fĂ©rĂ©es. Pour le 1er mai 2018, avec 1500 policiers, 103 personnes ont Ă©tĂ© rĂ©ellement placĂ©es en garde Ă  vue avec la mĂȘme rĂ©ponse judiciaire, soit Ă  peine trois condamnations qui soulignent, surtout, des arrestations arbitraires. Ces chiffres dĂ©montrent plusieurs choses une mĂ©connaissance des manifestants, une surĂ©valuation des besoins en matiĂšre de police qui n'apporte d'ailleurs rien de plus en matiĂšre de maintien de l'ordre, apportant d'ailleurs plus de dĂ©sordre qu'autre chose, et surtout des arrestations arbitraires pour faire du chiffre, 
. La meilleure illustration de cette mĂ©connaissance des manifestants et des mouvements sociaux, aujourd'hui, est l'arrestation d'une femme de 50 ans, placĂ©e 70 heures en garde Ă  vue, le 12 dĂ©cembre 2020, accusĂ©e d'ĂȘtre la meneuse des black blocs, parce qu'elle se rend Ă  chaque manifestation avec un parapluie arc-en-ciel ». Les policiers imaginent qu'en soulevant son parapluie, elle donne un signal au black-bloc, dĂ©clenchant ainsi des violences. C'est d'ailleurs tout dans leurs tĂȘtes car ils n'ont aucune preuve. Je vous dirais, Ă  la limite que si le parapluie Ă©tait noir – cela aurait au moins une certaine cohĂ©rence. Or, le phĂ©nomĂšne black bloc ne rĂ©pond pas Ă  un meneur qui organiserait les opĂ©rations tel un gĂ©nĂ©ral d'armĂ©e, planquĂ© derriĂšre un parapluie. Mouvement autonomiste, voir anarchiste, la notion de hiĂ©rarchie leur est inconnue – dĂ©veloppant une nette prĂ©fĂ©rence pour le libre-arbitre. De plus, le phĂ©nomĂšne black-bloc qui tient plus d'une mĂ©thode de manifestation ne rĂ©pond Ă  aucune logique d'organisation, Ă©tant composĂ© de petits groupes de copains », agissant sans coordination. Lire mon article ici - et, n'hĂ©sitez pas, a priori, je possĂšde mĂȘme un meilleur niveau d'information que notre si chĂšre police ! Ainsi, l'accusation concernant l'implication de cette femme au mouvement black-bloc apparaĂźt Ă  la fois ridicule mais fortement inquiĂ©tante, puisque reposant sur un ensemble de rumeurs et de suppositions plutĂŽt que sur des preuves et sur une connaissance sĂ©rieuse des mouvements sociaux d'aujourd'hui. Cette mĂ©connaissance est, en partie, volontaire – cela n'intĂ©resse ni les politiques, ni les forces de l'ordre de comprendre le cƓur des manifestations. Il s'agit d'un mĂ©pris de classe », considĂ©rant, par dĂ©faut, toutes manifestations illĂ©gitimes et tous les manifestants comme des criminels en puissance. C'est aussi, d'un point de vue strictement policier, liĂ© Ă  leur parfait isolement dans le corps social. Une police intĂ©grĂ©e dans la sociĂ©tĂ© ne prendrait pas, au sĂ©rieux, une telle histoire autour d'un parapluie arc-en-ciel. Facilitation Il faut Ă  ce niveau mettre tout en Ɠuvre pour que les manifestants pacifiques puissent exprimer leur opinion sans contrainte extĂ©rieure. Ainsi, la prise de renseignement sur les manifestants en premiĂšre Ă©tape oblige Ă  considĂ©rer toute manifestation comme lĂ©gitime. La police n'est plus un maintien de l'ordre » Ă©vitant la casse et la violence d'une minoritĂ©, mais un facilitateur au service des citoyens. Cette facilitation doit avoir lieu avant, pendant et mĂȘme aprĂšs la manifestation. Elle y gagne la coopĂ©ration des manifestants contre la minoritĂ© violente » ou ce qui apparaĂźt ĂȘtre les casseurs infiltrĂ©s ». Lorsque l'on lit certains commentaires des syndicats de police ExtrĂȘme-droite qui ne cesse de juger la qualitĂ© de l'ensemble des manifestants ou rĂ©futent toute lĂ©gitimitĂ© des manifestations, cette Ă©tape nĂ©cessite une refonte complĂšte de la police et de son encadrement au mĂȘme titre que de la dĂ©finition de son rĂŽle. De mĂȘme, d'un point de vue politique, on comprend parfaitement qu'un gouvernement – que ce soit sous le mandat de Sarkozy, Hollande ou encore Macron pour ne citer que les trois derniers – refusent les oppositions politiques que reflĂštent les manifestations. Ainsi, les faciliter » va Ă  l'encontre mĂȘme de leurs intĂ©rĂȘts. Quant aux opinions politiques des policiers, qui s'illustrent rĂ©guliĂšrement, par un rejet gĂ©nĂ©ral des manifestations et de leurs causes. Pire encore, s'il y a un Ă©lĂ©ment marquant dans ces violences policiĂšres est que non seulement les policiers les revendiquent comme un droit » refusant d'en rĂ©pondre devant la justice mais s'en moque comme le prouve ces images lors d'une manifestation toujours Alliance Police. Victoire importante pour les policiers. L’article 24 de la loi sĂ©curitĂ© globale adoptĂ© malgrĂ© l’acharnement de nos dĂ©tracteurs. alliancepolice salue notre ministre, combatif dans la dĂ©fense des soir, une Ă©tape incontournable pour la protection de nos collĂšgues.— ALLIANCE PN alliancepolice November 20, 2020 L'Ă©tat de dĂ©gradation des forces de l'ordre est au point que l'on se demande si l'idĂ©e mĂȘme d'ĂȘtre aujourd'hui au service des citoyens a encore un sens pour ces derniers, qui voit dans les journalistes, les Ă©lus et les citoyens des ennemis. Communication En qualitĂ© de facilitateur, les phases prĂ©paratoires permettent d'instaurer un dialogue entre les organisateurs et les forces de l'ordre qui cherchent, ainsi, un moyen d'assurer la manifestation. Autrement dit, les policiers, Ă©tant au service de la manifestation et de son bon dĂ©roulement, dĂ©finissent des accords qui doivent ĂȘtre connus de toutes et de tous, aussi bien du cĂŽtĂ© des manifestants que des policiers en charge de la manifestation elle-mĂȘme. Ces accords, qui peuvent ĂȘtre un circuit, un trajet, un secteur plus sensible, un comportement prohibĂ©, 
 peuvent ĂȘtre rappelĂ© par haut-parleurs, sur des Ă©crans, permettant d'informer la foule. Cette communication peut ĂȘtre aussi assurĂ©e par les organisateurs, comme les pompiers, le service mĂ©dical, 
 Il faut, en effet, que les manifestants connaissent les stratĂ©gies des forces de l'ordre mais aussi les comprennent – et ne voient pas plus? leur prĂ©sence comme un danger pour leur sĂ©curitĂ©. Aujourd'hui, l'information est faite sur les rĂ©seaux sociaux suivant des initiatives privĂ©es avec les limites que l'on imagine trĂšs bien et par des journalistes de la nouvelle gĂ©nĂ©ration. THREAD A. VICTIME D'UN COUP DE MATRAQUE A LA TÊTE1/10 A. est le signalement 880 de davduf, il a reçu un coup de matraque le 18 janvier 2020 lors d'une manifestation contre la rĂ©forme des retraites. RĂ©sultat fracture du crĂąne, 2 cm d'os arrachĂ©s, hĂ©morragie cĂ©rĂ©brale AB7 MĂ©dia Ab7Media January 12, 2021 Le service mĂ©dical est assurĂ© par des militants, les street mĂ©dics » qui subissent d'ailleurs des violences policiĂšres gazage, coups, ... et des arrestations arbitraires, leur matĂ©riel de soins confisquĂ©s des armes lĂ©tales, certainement?. Au cƓur des manifestations aujourd'hui, il n'existe pas d'institutions publiques qu'elle soit mĂ©dicale, de secours ou encore permettant la diffusion d'informations. Des street medics ont Ă©tĂ© blessĂ©s et interpellĂ©s ce samedi 12/12/20 Ă  Paris-Coup de matraque, Coup de pied, gazage suivre prochain tweet-Les mĂ©dics possĂ©dant un casque de vĂ©lo, un masque ffp3 ou des lunettes de piscine, sont immĂ©diatement placĂ©s en GAVMarchesDesLibertes Street Medic France MĂ©dia CStreetmedic December 13, 2020 AprĂšs les manifestations, les pouvoirs publics ne donnent aucune information – tout du moins elles se rĂ©sument Ă  un nombre d'arrestation et Ă  un nombre de policiers fournis. Le dĂ©ni des violences policiĂšres conduit au dĂ©ni du nombre de blessĂ©s et Ă  la gravitĂ© des blessures. Ces informations sont, donc, toujours obtenues par une collecte effectuĂ©e par des initiatives privĂ©es de journalistes indĂ©pendants, de tĂ©moignage ou encore des collectifs de street mĂ©dic. Pour vous donner un exemple assez parlant, lors de la manifestation du 12 dĂ©cembre, que MĂ©diapart analyse dans une vidĂ©o libre d'accĂšs ici que je vous conseille fortement de visionner, les pouvoirs publics Ă©voquent aucun blessĂ© du cĂŽtĂ© des manifestants. Pour 5000 manifestants chiffre de la prĂ©fecture furent mobilisĂ©s 3000 policiers. On apprĂ©ciera le rapport de 3 policiers pour 5 manifestants. Sont comptĂ©s 67 blessĂ©s parmi les forces de l'ordre. L'observatoire national des street medic collectif dĂ©nombre, dans un rapport pour cette seule journĂ©e, 50 blessĂ©s, dont 19 blessures aux crĂąnes, dont plusieurs ont contraint des Ă©vacuations aux urgences. Differentiation Ce sont les personnes qui posent problĂšme qui doivent ĂȘtre arrĂȘtĂ©s et non pas les manifestants pacifiques. Sur ce point, tout le monde peut se mettre d'accord. C'est pourtant sur ce point que la police en France a le plus de problĂšme – et c'est peu dire. Le visionnage de plusieurs heures de vidĂ©os ces derniĂšres annĂ©es m'ont convaincu que cette police est arrivĂ©e Ă  un point de non retour tel que personne ne peut imaginer. Les forces de l'ordre ont atteint un niveau de violence frisant la barbarie. Si on ne peut pas contester qu'il s'agit aussi de dĂ©rives personnelles de la part de plusieurs membres des forces de l'ordre, celles-ci sont couvertes et, donc, institutionnalisĂ©es par le gouvernement et, en particulier, par les ministres de l'IntĂ©rieur, Christophe Castaner et GĂ©rald Darmanin. On comprend mieux l'intention de GĂ©rald Darmanin et des dĂ©putĂ©s LREM, comme de l'extrĂȘme-droite et d'une partie de la droite dure, de vouloir pĂ©naliser la diffusion des images mettant en cause des scĂšnes de violence de ces policiers via un appareil lĂ©gislatif comme l'article 24 de la Loi SĂ©curitĂ© Globale ou un article de la Loi contre le SĂ©paratisme. Pour terminer cette partie de cette longue Ă©tude, si vous vous souvenez des services d'ordre que je vous avais prĂ©sentĂ©, la mĂ©thode, prĂ©sentĂ©e ci-dessus et mise en place dans la plupart des pays europĂ©ens, n'est pas trĂšs diffĂ©rente. Sauf qu'au lieu de forces de l'ordre, en France, c'Ă©tait les services d'ordre qui faisaient le boulot de connaissance, de communication et de facilitation Ă  tous les moments des manifestations. Ils permettaient aussi "la diffĂ©renciation". C'Ă©tait ces services d'ordre privĂ©s et militants qui tenaient le rĂŽle, pourtant essentiel, de "maintien de l'ordre". La disparition de ces services d'ordre privĂ©s lors des manifestations est, aujourd'hui, Ă©vidente mais comme, vous allez le voir, trĂšs rĂ©cente. En 2016, lors des manifestations contre la Loi Travail », le Figaro indiquait Il revient aux syndicats d'assurer, avec les forces de police, la sĂ©curitĂ© des participants aux manifestations qu'ils organisent. Ils disposent pour cela d'un service d'ordre, constituĂ© de simples militants . » Ce mĂȘme article Ă©voque d'ailleurs les services de sĂ©curitĂ© privĂ©s des partis politiques les militants ne font pas le job. Emmanuel Valls, alors Premier Ministre mandat François Hollande, Parti Socialiste, s'insurgeait demandant aux services d'ordre de mieux maintenir les troupes face aux casseurs ! Cette rĂ©action du Figaro, parfaitement explicite, montre que les casseurs » sont l'affaire des services d'ordre privĂ©s et non pas des policiers en prĂ©sence. Pour souligner toute l'ambiguĂŻtĂ© de la situation, les syndicats de police encore eux se plaignaient aussi de l'incompĂ©tence de ces services de l'ordre, rĂ©clamant que ces manifestations soient interdites. Lors de l'organisation de la manifestation du 1er mai 2016, Emmanuel Valls et son ministre de l'IntĂ©rieur exigeaient des organisateurs syndicaux "de mettre en place un qu’un service d’ordre interne structurĂ©, identifiable et suffisamment dimensionnĂ© soit mis en place » et d’interdire les parcours qui prĂ©sentent des risques avĂ©rĂ©s ». En 2014, soit deux annĂ©es auparavant, une manifestation pro-palestinienne a Ă©tĂ© acceptĂ© parce que le service d'ordre a Ă©tĂ© renforcĂ© par les effectifs de plusieurs syndicats. Le 5 dĂ©cembre 2019, les responsables du service d'ordre de la CGT, ayant survĂ©cu au 1er mai 2019 et Ă  la fake-news de Christophe Castaner, expliquent, parfaitement, le renversement de la situation. Lors du 1er mai, les membres du service d'ordre ont Ă©tĂ© attaquĂ©s par les forces de l'ordre dĂšs la tĂȘte de cortĂšge . Et de prĂ©ciser J’ai Ă©tĂ© choquĂ© que le prĂ©fet Didier Lallement ait annoncĂ© cette semaine que les services d’ordre des syndicats et les forces de l’ordre allaient travailler main dans la main pour la manifestation d’aujourd’hui. Au-delĂ  du fait que ce soit faux, ces dĂ©clarations irresponsables mettent en danger les militants syndicaux qui pourraient ĂȘtre perçus comme des alliĂ©s ou des collaborateurs de la police. » La rupture Ă©tait consommĂ©e. Ces responsables de service d'ordre exprime, en fait, la thĂ©orie de base - mais vraiment la base, hein ? - de la psychologie de la foule ils ne pouvaient se permettre d'ĂȘtre associĂ©s aux forces de l'ordre et ĂȘtre exclus du groupe que constitue les manifestants de maniĂšre gĂ©nĂ©ral, au risque mĂȘme de subir des violences de la part des manifestants. Le prĂ©fet de Police Didier Lallement montre son ignorance des principes mĂȘme du "maintien de l'ordre". En voulant associer service de l'ordre et forces de l'ordre, il a certainement tentĂ© une maladroite manipulation pour un apaisement des manifestants en jouant la carte "comme avant". Il a surtout creuser un peu plus le gouffre qui sĂ©pare les manifestants et les forces de l'ordre, interdisant ainsi toute entente et dĂ©but de communication. Les crispations entre Emmanuel Valls et les services d'ordre des syndicats en 2016 lors des manifestations contre la loi Travail », qui semblent ĂȘtre d'un autre siĂšcle, montrent bien que le pouvoir public avait parfaitement conscience de l'incompĂ©tence des forces de l'ordre dans leur mission de maintien de l'ordre. Les manifestations – cela sans rire – Ă©taient conditionnĂ©es Ă  la prĂ©sence d'un service d'ordre ! Durant 30 ans – quand mĂȘme ! - les forces de l'ordre ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par des services d'ordre des syndicats. Dans ces conditions, les politiques se sont interdits toutes rĂ©flexions sur le maintien de l'ordre et sur le rĂŽle effectif de la police. François Hollande et Emmanuel Valls se sont bien gardĂ©s d'en mener une. Plusieurs milliers de blessĂ©s plus tard, GĂ©rald Darmanin propose Ă  notre Ă©dification un "SchĂ©ma National du Maintien de l'Ordre". La suite dans un prochain article. Casquede maintien de l'ordre avec protection balistique pour le personnel de la Police Nationale. Ce casque est muni d'un Ă©cran pare-coups, bavolet pare-coups et d'une housse de transport. MatiĂšre : Aramide. Forme PASGT.
Il arrive souvent que les responsables de l'application des lois d'un État doivent faire usage de la force pour maintenir ou rĂ©tablir la sĂ©curitĂ© et l'ordre publics dans des situations de conflit armĂ© ou d'autres situations de violence. L'emploi de la force dans des opĂ©rations de maintien de l'ordre est rĂ©servĂ© Ă  des personnes qui exercent des pouvoirs publics, notamment la police et les forces armĂ©es. Cet usage de la force est surtout rĂ©gi par le droit international des droits de l'homme et la lĂ©gislation nationale, et doit ĂȘtre strictement rĂ©glementĂ© par les États. Ceux-ci doivent notamment veiller Ă  ce que leur lĂ©gislation soit mise en conformitĂ© avec leurs obligations internationales, et sanctionner leurs responsables de l'application des lois s'ils ont fait un usage excessif ou arbitraire de la que l'usage de la force ?Lorsqu'ils effectuent des opĂ©rations de maintien ou de rĂ©tablissement de la sĂ©curitĂ© et de l'ordre publics – c'est-Ă -dire des opĂ©rations de maintien de l'ordre –, les responsables de l'application des lois d'un État peuvent prendre diverses mesures, y compris, dans des conditions strictement dĂ©finies, recourir Ă  la force. Le terme usage de la force » ou recours Ă  la force » est souvent dĂ©fini dans le droit national. Cependant, il est gĂ©nĂ©ralement compris comme toute contrainte physique imposĂ©e Ă  une personne, allant de la contention manuelle ou Ă  l'aide d'un instrument de contention Ă  l'usage d'armes Ă  feu ou d'autres armes. La force ne peut ĂȘtre employĂ©e que si les autres moyens restent sans effet ou ne permettent pas d'escompter le rĂ©sultat dĂ©sirĂ©. C'est un Ă©lĂ©ment important Ă  prendre en considĂ©ration pour respecter le droit Ă  la vie si l'on doit recourir Ă  l'usage de la force lĂ©tale ou potentiellement rĂ©gimes juridiques rĂ©gissent l'usage de la force dans les opĂ©rations de maintien de l'ordre ?L'usage de la force dans les opĂ©rations de maintien de l'ordre est principalement rĂ©gi par le droit international des droits de l'homme, qui s'applique en temps de paix comme de conflit armĂ©, et par le droit national, ainsi que par quelques dispositions du DIH dans les conflits droit international des droits de l'hommeLe droit le plus important, s'agissant du recours Ă  la force dans les opĂ©rations de maintien de l'ordre, est le droit Ă  la vie. C'est un droit auquel il ne peut pas ĂȘtre la plupart des traitĂ©s des droits de l'homme, la privation de la vie est interdite lorsqu'elle est arbitraire », c'est-Ă -dire lorsqu'elle ne respecte pas les rĂšgles et normes internationales relatives au droit Ă  la vie, ou la lĂ©gislation nationale. Il existe donc des circonstances dans lesquelles l'usage de la force lĂ©tale ou potentiellement lĂ©tale par les responsables de l'application des lois est autorisĂ©. Selon les circonstances, l'usage de la force contre des personnes peut porter atteinte Ă  d'autres droits et interdictions, par exemple le droit Ă  la libertĂ© d'expression et le droit de rĂ©union Code de conduite des Nations Unies pour les responsables de l'application des lois Code de conduite de 1979, et les Principes de base des Nations Unies sur le recours Ă  la force et l'utilisation des armes Ă  feu par les responsables de l'application des lois Principes de base de 1990, fournissent d'autres indications sur le recours Ă  la force dans les opĂ©rations de maintien de l'ordre.

LesCRS sont des unitĂ©s non militaires intĂ©grĂ©es Ă  la police nationale. Outre le maintien de l’ordre dans les manifestations, elles interviennent lors des grands Ă©vĂ©nements, dans le cadre de la sĂ©curitĂ© routiĂšre, pour la surveillance des plages et des opĂ©rations de sauvetage en montagne (voir le documentaire de 1997 « CRS, les

Paris – Lors de manifestations Ă  Paris en novembre et dĂ©cembre 2018, la police française a eu recours Ă  des mĂ©thodes anti-Ă©meutes et de contrĂŽle des foules qui ont causĂ© des blessures physiques Ă  des manifestants pacifiques, notamment des lycĂ©ens et des journalistes, a dĂ©clarĂ© Human Rights Watch aujourd'hui. Les forces de l'ordre devraient faire preuve d'une plus grande retenue lors des manifestations prĂ©vues pour le 15 dĂ©cembre. Les autoritĂ©s françaises devraient enquĂȘter pour dĂ©terminer si les mĂ©thodes policiĂšres Ă©taient nĂ©cessaires et proportionnĂ©es, et s’assurer que les policiers rendent des comptes en cas de recours excessif Ă  la force. Les autoritĂ©s devraient immĂ©diatement veiller Ă  ce que, lors des prochaines manifestations, les agents du maintien de l’ordre fassent preuve de la plus grande retenue possible et n'aient recours Ă  la force que lorsque cela est strictement nĂ©cessaire, a dĂ©clarĂ© Human Rights Watch. Pour la police française, maintenir l’ordre lors de rassemblement importants de gilets jaunes et de manifestations devant les lycĂ©es est une tĂąche ardue, mais cela ne lui donne pas carte blanche dans l’utilisation des aĂ©rosols chimiques, des grenades lacrymogĂšnes et des projectiles en caoutchouc », a dĂ©clarĂ© Kartik Raj, chercheur Europe de l’Ouest Ă  Human Rights Watch. Des mĂ©thodes qui peuvent ĂȘtre lĂ©gitimes pour dĂ©courager des manifestations violentes ne sont pas une rĂ©ponse appropriĂ©e face Ă  des personnes manifestant pacifiquement, et peuvent causer d’horribles blessures. » Human Rights Watch a documentĂ© des cas de blessures y compris Ă  la tĂȘte et au cou causĂ©es par des tirs directs de projectiles en forme de balle en caoutchouc, tirĂ©s d'un lanceur spĂ©cial connus familiĂšrement sous le nom de flashballs » en raison de la marque dĂ©posĂ©e de l'un des fabricants ; des brĂ»lures et des blessures aux membres causĂ©es par l'utilisation de grenades lacrymogĂšnes supposĂ©ment non-lĂ©tales contenant une petite charge explosive secondaire ; et un usage discutable de gaz lacrymogĂšne pulvĂ©risĂ© avec des aĂ©rosols. Le 8 dĂ©cembre, Ă  Paris, Human Rights Watch a observĂ© des forces de l’ordre utilisant des grenades lacrymogĂšnes instantanĂ©es GLI-F4 et des grenades de dĂ©sencerclement des grenades anti-Ă©meutes qui projettent de petites balles en caoutchouc provoquant un effet de picotement et pouvant contenir une charge supplĂ©mentaire de gaz lacrymogĂšne dans des situations oĂč ils Ă©taient confrontĂ©s Ă  des manifestants violents mais aussi face Ă  des manifestants rĂ©unis pacifiquement ne prĂ©sentant pas une menace immĂ©diate pour la police ou le public. Bien que leur utilisation soit potentiellement justifiable lorsqu'elles sont utilisĂ©es pour disperser des manifestants impliquĂ©s dans des actes de violence et des dĂ©gĂąts matĂ©riels, Human Rights Watch a estimĂ© que la police y recourait par moments de maniĂšre disproportionnĂ©e et inutile. Des journalistes couvrant les grandes mobilisations de gilets jaunes et des Ă©lĂšves dont certains Ă©taient des enfants qui participaient Ă  des manifestations distinctes de celles des gilets jaunes Ă  l'extĂ©rieur de leur lycĂ©e, comptent parmi les victimes des mĂ©thodes brutales de la police. Depuis dĂ©but dĂ©cembre, des Ă©lĂšves dans toute la France manifestent devant les lycĂ©es contre les rĂ©formes Ă©ducatives proposĂ©es pour le baccalaurĂ©at et le systĂšme universitaire. La plupart de ces manifestations ont Ă©tĂ© pacifiques, mais dans certaines, des violences ont Ă©tĂ© commises et des dommages matĂ©riels ont Ă©tĂ© causĂ©s. Dans certains cas, les Ă©lĂšves ont bloquĂ© les lycĂ©es. Les forces de l’ordre dĂ©ployĂ©es pour lever les blocages de lycĂ©es ont eu recours Ă  des tactiques brutales, comme l’utilisation de gaz lacrymogĂšnes et de projectiles en caoutchouc dans des situations qui ne constituaient pas une menace directe pour les forces de police. Depuis la mi-novembre, des centaines de milliers de manifestants, dont beaucoup portent des gilets jaunes, sont descendus dans la rue chaque samedi lors de manifestations de masse, principalement pour exprimer leur opposition Ă  la politique fiscale du gouvernement et pour souligner les inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques. Cela comprend des marches largement pacifiques en conformitĂ© avec les directives de la police, des actes de dĂ©sobĂ©issance civile et autres actes de violence, comme des incendies volontaires, des pillages, des dommages matĂ©riels et des attaques contre la police. Les autoritĂ©s ont rĂ©agi Ă  ces manifestations en dĂ©ployant de plus en plus de policiers et en intensifiant les mesures anti-Ă©meutes. Au 11 dĂ©cembre, selon les chiffres officiels, 1 407 manifestants et passants avaient Ă©tĂ© blessĂ©s, dont 46 griĂšvement, lors des manifestations. En outre, 717 agents des forces de l'ordre et intervenants d'urgence ont Ă©tĂ© classifiĂ©s comme victimes de violence ». Six personnes sont mortes dans des incidents liĂ©s aux manifestations, principalement dans des accidents de la circulation. La mort d'une femme de 80 ans Ă  Marseille le 1er dĂ©cembre, apparemment aprĂšs avoir Ă©tĂ© exposĂ©e Ă  une grenade lacrymogĂšne instantanĂ©e GLI-F4, fait l'objet d'une enquĂȘte. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme CNCDH, le DĂ©fenseur des droits, et la Commission nationale de dĂ©ontologie de la sĂ©curitĂ©, organe qui s'acquittait auparavant des fonctions de contrĂŽle de la police aujourd’hui assurĂ©es par le DĂ©fenseur des droits, n'ont cessĂ© de s'inquiĂ©ter de l'utilisation par la police des lanceurs de balles de dĂ©fense en caoutchouc. En 2015, le ComitĂ© des droits de l'Homme des Nations unies a appelĂ© la France Ă  former les forces de l'ordre pour les empĂȘcher d'utiliser une force excessive ou des armes non lĂ©tales dans des situations qui ne les justifient pas. Depuis 2002, date Ă  laquelle la police française a commencĂ© Ă  utiliser des lanceurs de balles de dĂ©fense en caoutchouc, leur utilisation a entraĂźnĂ© au moins une mort documentĂ©e. Plusieurs personnes ont Ă©tĂ© rendues aveugles par des projectiles en caoutchouc, dont un manifestant blessĂ© le 8 dĂ©cembre, selon les mĂ©dias. Le 6 dĂ©cembre, des avocats reprĂ©sentant des manifestants ont dĂ©posĂ© deux plaintes contre X pour des blessures causĂ©es par des grenades lacrymogĂšnes instantanĂ©es GLI-F4, qui contiennent 25 grammes d'explosifs, utilisĂ©es par la police Ă  Paris le 24 novembre. En dĂ©cembre 2017, le DĂ©fenseur des droits a appelĂ© le gouvernement Ă  fournir de meilleures directives sur l'utilisation de la force non lĂ©tale, y compris des grenades GLI-F4. Les avocats ont Ă©crit au Premier ministre pour lui demander de mettre un terme Ă  l’utilisation de cette arme dans des opĂ©rations de maintien de l’ordre. Au 11 dĂ©cembre, selon les mĂ©dias, l'Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale IGPN, l'organe de contrĂŽle interne de la police, avait ouvert 22 enquĂȘtes sur des allĂ©gations de manquements de la part de la police Ă  la suite de signalements dĂ©posĂ©s par 15 gilets jaunes, six lycĂ©ens et un journaliste. Les Principes de base de l’ONU sur le recours Ă  la force et l'utilisation des armes Ă  feu par les responsables de l'application des lois, les directives de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne et le Code de dĂ©ontologie de la police française stipulent tous que le recours Ă  la force, y compris l'utilisation d'armes non lĂ©tales dans le contrĂŽle des foules, est lĂ©gitime seulement lorsque cela est nĂ©cessaire et proportionnĂ©. Les autoritĂ©s devraient envisager de cesser d'utiliser des grenades lacrymogĂšnes instantanĂ©es GLI-F4 jusqu'Ă  ce que les directives concernant leur utilisation aient Ă©tĂ© clarifiĂ©es et ordonner Ă  la police de cesser d'utiliser des projectiles en caoutchouc contre des manifestants pacifiques ou des passants ou lorsqu'il existe un risque de blessure pour des enfants. Des mĂ©thodes brutales qui blessent des manifestants pacifiques ne sont pas seulement inacceptables, elles peuvent aussi faire monter les tensions et dĂ©tĂ©riorer l’ordre public, » conclut Kartik Raj. Les autoritĂ©s françaises devraient enquĂȘter de maniĂšre approfondie sur toutes les allĂ©gations de recours inappropriĂ© Ă  la force et Ă  des armes non-lĂ©tales, et revoir les directives en matiĂšre de maintien de l’ordre lors des manifestations. » Vous trouverez ci-dessous des tĂ©moignages dĂ©taillĂ©s. MĂ©thodologie Human Rights Watch a interviewĂ© six personnes et s’est entretenu ou a correspondu avec les avocats de quatre autres personnes ayant dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© blessĂ©es, et avec huit tĂ©moins oculaires de ces blessures. Au total, sept des personnes interrogĂ©es Ă©taient des enfants. Un observateur de Human Rights Watch a Ă©galement observĂ© les opĂ©rations de maintien de l'ordre lors des manifestations dans plusieurs arrondissements de Paris I, II, XIII, IX et XI le 8 dĂ©cembre 2018, certaines Ă©tant entiĂšrement ou globalement pacifiques, d'autres comprenant des manifestants qui ont commis des violences et causĂ© des dĂ©gĂąts matĂ©riels importants. Les noms de tous les enfants, ainsi que de tous les adultes qui en ont fait la demande, ont Ă©tĂ© rendus anonymes afin de protĂ©ger leur vie privĂ©e ou les procĂ©dures judiciaires en cours. Tous les entretiens se sont dĂ©roulĂ©s en français ou en anglais, sans interprĂ©tation, en personne, par tĂ©lĂ©phone et par Ă©change direct de messages. Human Rights Watch a informĂ© les personnes interrogĂ©es du but de l'entretien et de sa nature volontaire, et elles ont consenti verbalement Ă  ĂȘtre interrogĂ©es. Journalistes blessĂ©s par des armes de police lors de manifestations Au moins cinq journalistes, dont deux affirment avoir portĂ© des brassards d'identification et/ou des casques portant la mention presse », ont dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© blessĂ©s par des projectiles en caoutchouc tirĂ©s par les forces de l’ordre dans le cadre des manifestations des gilets jaunes du 8 dĂ©cembre la plupart Ă  Paris et un Ă  Tours. Ils ont utilisĂ© le nom de marque flashball » pour dĂ©signer ce type d'arme, quel qu'en soit le fabricant. Les syndicats de journalistes et les dĂ©fenseurs de la libertĂ© de la presse se sont exprimĂ©s publiquement au sujet de ces incidents et ont dĂ©posĂ© des signalements auprĂšs de l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale IGPN. Ils font Ă©galement rĂ©fĂ©rence Ă  d'autres pratiques policiĂšres, notamment la fouille des sacs et la confiscation des biens qui, selon eux, portent atteinte Ă  leur droit Ă  la libertĂ© d'expression et Ă  la libertĂ© de rechercher, de recevoir et de diffuser librement des informations. Le gouvernement français a rĂ©pondu en disant qu'il respectait ces droits et a appelĂ© les journalistes Ă  toujours s'identifier clairement. Boris Kharlamoff, journaliste audio de l'A2PRL, a expliquĂ© avoir Ă©tĂ© touchĂ© au torse devant le 103, avenue des Champs ElysĂ©es, dans l'aprĂšs-midi du 8 dĂ©cembre. Kharlamoff a Ă©crit Ă  Human Rights Watch J'avais pris Ă  cette occasion des prĂ©cautions particuliĂšres pour pouvoir travailler en toute sĂ©curitĂ© casque, lunettes, masque et brassard de presse de la CCIJP... La tension Ă©tait telle que des policiers en civil ont fait usage de flash-ball sur les manifestants. En voulant m'extirper de cette situation particuliĂšrement dangereuse, j'ai Ă©tĂ© visĂ© par un tir de flash-ball dans les cĂŽtes, cĂŽtĂ© droit. Pris d'une terrible douleur, je suis alors tombĂ© au sol. Ce sont des manifestants qui m'ont portĂ© jusqu'en lieu sĂ»r pour pouvoir me soigner. Je me suis ensuite dirigĂ© par les pompiers pour faire constater ma blessure. Bilan un bel hĂ©matome mais rien de cassĂ©. Je tiens Ă  prĂ©ciser qu'au moment des faits, j'avais mon brassard de presse en Ă©vidence. Yann Foreix, reporter pour Le Parisien, s'est entretenu avec Human Rights Watch pour confirmer les dĂ©tails de son rĂ©cit d'une blessure causĂ©e par un projectile en caoutchouc survenue le 8 dĂ©cembre Ă  Paris. Dans un compte rendu Ă©crit, accompagnĂ© d'une photo des dommages causĂ©s Ă  son casque, il explique Je viens de prendre un tir de flashball dans la nuque. Tir dans le dos Ă  2m de distance. A bout portant. J’ai perdu connaissance quelques secondes au sol puis j'ai Ă©tĂ© aidĂ© par plusieurs manifestants, que je remercie, Ă  me relever. J'ai cru Ă  un pavĂ©. Je suis Ă©vacuĂ© Ă  l'hĂŽpital. J'ai eu beaucoup de chance je viens de sortir de l'hĂŽpital avec une minerve. Le tir n'a touchĂ© aucune zone sensible. A quelques centimĂštres prĂšs, ce n'Ă©tait sĂ»rement pas la mĂȘme histoire. Nigel Dickinson, un photographe indĂ©pendant, a expliquĂ© en dĂ©tails Ă  Human Rights Watch comment il a Ă©tĂ© blessĂ© par un projectile en caoutchouc le 8 dĂ©cembre Ă  Paris. Il nous a dit que mĂȘme s'il ne portait pas de brassard Presse », la police aurait dĂ» savoir qu'il Ă©tait journaliste parce qu'il portait un casque et des lunettes de protection lorsqu'il se tenait debout et prenait des photos, et que la police avait confisquĂ© ces objets aux personnes sans carte de presse dans les zones de fouilles autour des Champs-ÉlysĂ©es. Il a dit C'Ă©tait un moment de calme. La personne la plus proche Ă©tait Ă  au moins 4 ou 5 mĂštres de moi. Je ne sais absolument pas pourquoi j'ai Ă©tĂ© touchĂ©. Il n'y avait pas de gaz lacrymogĂšne Ă  ce moment-lĂ . C'Ă©tait juste un seul tir. Il a visĂ©, ou bien mal visĂ© mon ventre, Ă  environ cinq centimĂštres de mon nombril. J'ai fait le tour du monde en tant que photographe. J'ai eu beaucoup de blessures, des accidents de voiture et de moto. Mais aprĂšs ça, les premiers jours, j'Ă©tais sous le choc. Je n'Ă©tais pas douĂ© pour faire des choses, hĂ©sitant en traversant la route, en prenant le mĂ©tro ou mĂȘme en collant un timbre. Au dĂ©but, c’était une douleur cinglante trĂšs aiguĂ«, puis une douleur lancinante. Cela m'a empĂȘchĂ© de dormir correctement. Ce n'est pas aussi grave qu'un bras cassĂ©, mais la douleur m'a empĂȘchĂ© d'avoir une vie normale ces derniers jours. Utilisation dangereuse de grenades lacrymogĂšnes instantanĂ©es GLI-F4 non lĂ©tales comportant une charge explosive L'une des plaintes dĂ©posĂ©es collectivement devant le Tribunal de grande instance de Paris par les avocats de plusieurs personnes blessĂ©es par des grenades lacrymogĂšnes de type GLI-F4 le 24 novembre, est la suivante Messieurs GX, FX et MX se trouvaient au niveau du rond-point des Champs ElysĂ©es, samedi 24 novembre 2018 Ă  18h00, lorsqu’ils ont Ă©tĂ© touchĂ©s par l’effet de l’explosion d’une grenade qui semble avoir toutes les caractĂ©ristiques d’une grenade GLI F4. Le fait de tirer une grenade de ce type, dont la dangerositĂ© est connue de tous et Ă©tablie, notamment par la nature des blessures occasionnĂ©es Ă  Monsieur GX, constitue un acte positif de violence. Il importe peu que Messieurs GX, FX et MX n’aient pas Ă©tĂ© spĂ©cifiquement visĂ©s par l’auteur de ces violences et que ce dernier, qui a procĂ©dĂ© au tir, n’ait pas souhaitĂ© causer le dommage qui est rĂ©sultĂ© puisqu’il a volontairement fait usage de cette arme en direction d’une zone calme et sans procĂ©der aux sommations rĂ©glementaires. Monsieur GX a eu la main arrachĂ©e, et, a Ă©galement subi de multiples effractions cutanĂ©es du fait des dĂ©bris de grenade notamment au niveau de sa jambe droite et de son visage. Gabriel a Ă©tĂ© opĂ©rĂ© Ă  l’hĂŽpital X par le docteur X du service du professeur X chirurgie de la main, du membre supĂ©rieur et des nerfs pĂ©riphĂ©riques qui s’évertue Ă  tenter de reconstruire sa main
 GX Ă©tait toujours Ă  l'hĂŽpital le 13 dĂ©cembre. FX et MX ont tous deux souffert de multiples plaies cutanĂ©es nĂ©cessitant huit et cinq jours d’arrĂȘt maladie. Human Rights Watch s'est Ă©galement entretenu avec l'avocat de UY, qui, dans une plainte distincte dĂ©posĂ©e devant la Tribunal de grande instance de Paris aux cĂŽtĂ©s de celle de GX, a dĂ©clarĂ© que son client avait Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ© au pied par l’explosion d’une grenade lacrymogĂšne Ă  proximitĂ©. Actions policiĂšres musclĂ©es devant des lycĂ©es Human Rights Watch s'est entretenu avec 10 lycĂ©ens, ĂągĂ©s de 15 Ă  18 ans, qui ont fait l’expĂ©rience ou ont Ă©tĂ© tĂ©moins de ce qui apparaĂźt comme une utilisation disproportionnĂ©e par la police française de tactiques non lĂ©tales mais pouvant causer des blessures, en rĂ©ponse Ă  des manifestations de lycĂ©ens, dĂ©but dĂ©cembre. LycĂ©e Simone de Beauvoir, Garges-lĂšs-Gonesse Val d’Oise, 4 dĂ©cembre 2018 Human Rights Watch s'est entretenu avec un lycĂ©en de 17 ans, blessĂ© par un projectile en caoutchouc tirĂ© par la police sur le bas de son visage pendant le blocage de son lycĂ©e le 5 dĂ©cembre. Pendant le blocage, des poubelles et un arbre ont Ă©tĂ© incendiĂ©s et un mortier » une bombe pyrotechnique improvisĂ©e a Ă©tĂ© lancĂ© contre les forces de police. ne reprĂ©sentait pas de menace et la situation s’était calmĂ©e, selon un camarade de classe et un enseignant qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins de la scĂšne. Tirer un projectile en caoutchouc dans cette situation semble injustifiĂ© et pas destinĂ© Ă  neutraliser une menace directe envers les forces de l’ordre. a Ă©tĂ© touchĂ© Ă  la joue droite par un projectile en caoutchouc qui a causĂ© une blessure nĂ©cessitant une opĂ©ration sous anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale et laissant une cicatrice. Il n'est pas retournĂ© Ă  l'Ă©cole depuis, mais devrait y retourner le 17 dĂ©cembre. Il a expliquĂ© Ă  Human Rights Watch Je suis arrivĂ© Ă  8h30 au lycĂ©e, dans le but d’aller en cours, je ne savais pas que le lycĂ©e allait ĂȘtre bloquĂ©. L’ambiance Ă©tait agitĂ©e et des gens de la citĂ© lançaient des cailloux et des pĂ©tards. J’étais sur le cĂŽtĂ©, je ne me sentais pas du tout menacĂ© car j’étais innocent, je n’avais rien fait, donc je pensais qu’ils ne pouvaient rien me faire. J’étais juste lĂ  en spectateur. Une personne jetait des pierres Ă  4 mĂštres devant moi, et c’est Ă  ce moment lĂ  oĂč le policier a tirĂ© le flashball. Ce n’était pas du tout justifiĂ©, en aucun cas. Les policiers ne pouvaient pas ĂȘtre blessĂ©s avec ces petites pierres, les gens leur lançaient juste des petits cailloux, c’était facile Ă  esquiver. Ils portent beaucoup de protections et ils sont entrainĂ©s pour gĂ©rer ça, alors ils auraient pu rĂ©gler le problĂšme autrement par un tir de flashball. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi ils avaient tirĂ© et quel Ă©tait leur motif. C’est de l’injustice totale, j’étais en spectateur, je n’ai rien fait et on me tire dessus. J’avais un grand sentiment d’impuissance face Ă  eux. Ce ne doit pas ĂȘtre ça, la justice française. Un enseignant, qui a Ă©tĂ© tĂ©moin des Ă©vĂ©nements, mais qui a prĂ©fĂ©rĂ© rester anonyme en raison des procĂ©dures judiciaires en cours, a expliquĂ© Au dĂ©part, il y a un feu de poubelle. Puis d’un arbre. Les pompiers et la police sont prĂ©venus par la proviseure. Pendant que les pompiers interviennent, la police se dispose et s’équipe. J'entends pourquoi ils s’équipent ils vont charger et attaquer [
] Je vais les voir pour leur demander de s’apaiser. Ils n’écoutent pas. Je reviens dans la foule. Les policiers braquent Ă  distance avec des flashballs pointĂ©s [
] Des jets de cailloux, peu nombreux et petits fusent et virevoltent un peu. La tension monte. Un policier proche des pompiers et du terre-plein central est provocant. Du cĂŽtĂ© manifestants radicaux, une bombe artisanale est envoyĂ©e. Elle tombe assez loin de la police mais ça dĂ©clenche l'intervention. Elle se fait correctement jusqu’à ce qu'ils saisissent violemment [un autre Ă©tudiant, que Human Rights Watch a Ă©galement interrogĂ©] pour le maĂźtriser. Ça dure une trentaine de seconde, assez violentes, avant de lui passer les menottes. Ensuite cela reflue, les policiers retournent Ă  leur place. Les manifestants aussi. Un deuxiĂšme Ă©change a lieu Ă  distance, mais je n’en suis pas tĂ©moin, proche de la boulangerie. A ce moment, sur le terre-plein central, c'est le calme. parle avec d’autres, je discute avec des Ă©lĂšves. Le tir de flashball est tirĂ© dans la tĂȘte d’ Sans que le groupe auquel il appartient ne fasse autre chose que d’ĂȘtre lĂ . Le tir est direct. LycĂ©e Louis Jouvet, Taverny Val d’Oise, 4 dĂ©cembre 2018 Dans un autre lycĂ©e, Ă  Taverny, les forces de police ont utilisĂ© des aĂ©rosols de gaz lacrymogĂšnes d'une maniĂšre qui semble injustifiĂ©e. Des lycĂ©ens ont dit Ă  Human Rights Watch que des policiers avaient utilisĂ© des gaz lacrymogĂšnes pour faire rentrer les Ă©lĂšves dans l’enceinte du lycĂ©e et que les Ă©lĂšves n’obĂ©issaient pas aux ordres mais n'Ă©taient pas violents. Les images vidĂ©o confirment ces tĂ©moignages. un lycĂ©en de 15 ans, a dit Mardi, je suis arrivĂ© au lycĂ©e Ă  9h et je suis allĂ© en cours. A 10h, Ă  la rĂ©crĂ©ation, je suis sorti devant le lycĂ©e. Comme les Ă©lĂšves ont commencĂ© Ă  bloquer le lycĂ©e, je voulais rentrer chez moi. Mais les policiers ont commencĂ© Ă  bloquer les Ă©lĂšves avec leurs boucliers, ils n’ont pas laissĂ© les gens rentrer chez eux. Les policiers voulaient nous faire rentrer de force dans le lycĂ©e, mais ils n’ont pas le droit de faire ça. J’étais dans la foule que les policiers poussaient quand ils ont gazĂ©. Ils ont gazĂ© pour rien [...] Je me suis pris un bon paquet de gaz, ça m’a fait mal, ça me brĂ»lait. Deux filles prĂšs de moi sont tombĂ©es, elles se sont Ă©vanouies. Trois personnes sont parties Ă  l’hĂŽpital. - Tweets France les mĂ©thodes de maintien de l’ordre de la police blessent des personnes — HRW en français hrw_fr 14 dĂ©cembre 2018 [NOUVEAU] Rapport hrw Kartik__Raj sur les mĂ©thodes employĂ©es par la police française pour contrĂŽler les manifs de giletsjaunes et les blocus d'Ă©tablissements scolaires en rĂ©gion parisienne >> lien en français Ă  suivre prochainement — HRW en français hrw_fr 14 dĂ©cembre 2018 Descriptiondu produit Casque police maintien de l'ordre datant des annĂ©es 1960. Marquage "PETIT COLIN 1962". Toutes les jugulaires sont prĂ©sentes et en trĂšs bon Ă©tat. Nom de son ancien propriĂ©taire Ă  l'intĂ©rieur. Insigne police sur le casque en trĂšs bon Ă©tat, belle patine. VisĂšre de protection sans la bande Ă©lastique (caoutchou Ce site n'a pas d'autres prĂ©tentions que de prĂ©senter ma collection de casques militaires et parfois civils lorsque ceux-ci sont basĂ©s sur des modĂšles utilisĂ©s par les forces armĂ©es. Quelques casques de pompiers et police Ă©galement, qui ne sont pas vraiment mon thĂšme de prĂ©dilection, mais que je trouve emblĂ©matiques d'une Ă©poque. Vous n'y trouverez pas de piĂšces rarissimes mais chacune ou presque! a son histoire ... et est liĂ©e Ă  une Ă©poque de ma vie... de mes tribulations sur la planĂšte!Tous les commentaires sont les bienvenus !Ce blog n'est bien entendu pas une apologie de la guerre et de toutes ses horreurs !Les emblĂšmes qui figurent sur certains casques Ă©toile rouge, swastika... ne sont lĂ  qu'Ă  des fins historiques, et ne cautionnent Ă©videmment pas les rĂ©gimes communistes ou nazis qu'ils ont vous souhaitez des prĂ©cisions sur les modĂšles prĂ©sentĂ©s ... n'hĂ©sitez pas Ă  les poser ...mais laissez moi quelques jours car mes casques ne me sont pas accessibles immĂ©diatement stockĂ©s chez ami par manque de place! Bonne visite ! JkcNJzD.